Dingues de l’Inde

Par  Isabelle

Septembre 2008

L’inde.

Depuis longtemps nous l’avions rêvée.
Et, un matin, nous en avons parlé.
Ensuite, tranquillement, nous l’avons imaginée, puis envisagée, projetée et planifiée.
Et, un jour, nous y sommes allés et là, elle nous a terrorisés, juste avant de nous envoûter.
Très vite nous l’avons aimée, sublimée, adorée et nous nous y sommes attachés.

Notre arrivée fut un cataclysme dans nos vies, et nous nous sommes vite rendus compte qu’il y avait « aller en Inde » et « vraiment aller en Inde ».

Nous étions venus découvrir l’Inde mythique des mille et un Dieux, celle que nous avions lue dans les livres, celle des palais somptueux, celle du Taj-Mahal. C’est une claque que nous avons prise, celle du « choc de l’Inde ».

Nous étions entrés dans une fourmilière géante. C’était gai, bruyant, parfumé nauséabond, coloré, pollué. Et au milieu de la poussière on distinguait l’hallucinante couleur des femmes en saris flamboyants, dont on devinait à peine la silhouette glissant sur le sol.
Ce pays est le paradis du système D. Tous les métiers du monde y existent ou y sont inventés jusqu’aux « nettoyeurs d’oreilles » avec leurs cotons tige. Chacun invente un métier ou crée une échoppe de 2 mètres carré ou transforme un rickshaw rabatteur pour vivre.

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Les routes. Il faut en parler. Non pas du revêtement mais de la circulation.
Capharnaüm, c’est le mot qui convient.

Tout ce qui roule est roi.
Le trafic se compose d’un drôle de mélange de rickshaws, de voitures trafiquées, de camions bondés, de vélos rafistolés, de véhicules non identifiés et d’animaux en tout genre capables de stopper tout un axe pour raison de pause-sieste au milieu d’une route.

C’est aussi le pays des fils électriques : les poteaux électriques sont de véritables sculptures. C’est remarquable. Chaque fil retrouve son chemin et curieusement rien n’explose.
Aucune photo n’est possible sans que les fils électriques n’en découpent l’espace.
Ils se rejoignent, forment des arbres, se nouent, se dénouent, se dénudent, se dédoublent, entrent par une fenêtre, sortent par une porte, s’arrêtent brutalement.

Après avoir encaissé le brouhaha des klaxons, des cris, des odeurs, nous avons découvert la splendeur de cette terre.

Petit à petit, le contact s’est établi et nous avons pris conscience que l’Inde était la première chose qui nous paraissait réelle et que là-bas l’existence avait un sens et que l’on pouvait choisir de la vivre.

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De Delhi à Bombay, en passant par Agra, Jaipur ou Goa nos yeux se sont émerveillés devant la beauté et la grandeur des monuments, palais et autres prouesses architecturales témoins d’une histoire riche de multiples influences.

Mais ce que nous retiendrons surtout, c’est la rencontre avec un peuple dont chaque être porte dans son regard tant d’Histoire mais aussi d’espoir.

Depuis, nous sommes revenus dans notre pays, dans notre vie.
Nous avons pris le temps de tricoter nos souvenirs, nos émotions et nos sensations pour que ce voyage serve.
Il faut continuer à rire et à rêver ;
Il y avait « aller en Inde » ou « vraiment aller en Inde »…
Nous sommes vraiment allés en Inde et nous y retournerons.

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