L’Asie Centrale

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Entourée de mystère, cernée de déserts gigantesques, de steppes infinies, de montagnes colossales et même de grands lacs – la mer Caspienne et la défunte mer d’Aral -, l’Asie centrale a toujours attiré les caravanes, fasciné les hommes.

Plus court chemin entre la Chine et les Empires occidentaux, elle fut très tôt traversée par les multiples routes de la Soie, autant de fils ténus liant des civilisations lointaines.
L’énigme au bout des sables et des neiges persiste, pétrie d’espace et baignée de lumière. Jusqu’à l’horizon s’étend l’océan des steppes et des dunes où vivent, à cheval et à dos de chameau, ces nomades, Kazakhs et Turkmènes, dont les ancêtres, Turks (1) ou Mongols, partirent à la conquête du monde. Puis, au pied des monts Célestes, s’accroche le liséré vert et bleu des oasis. Ici, au creux de bassins fertiles où triment les paysans ouzbeks, se dressent les minarets de cités dont le nom seul incite au rêve : Samarcande, Boukhara, Merv…
Tian-Chan ou monts Célestes pour les Chinois, Ala-Taou ou montagnes de Dieu pour les Turks, les reliefs centre-asiatiques abritent des merveilles : le sublime Khan Tengri, cime sacrée des Kirghizes, le Pamir, refuge des Tadjiks, qui fit frémir Marco Polo, l’immense lac Issyk-Koul dont les eaux tièdes reflètent les neiges éternelles de ses rives. Enfin, retranchée au-delà des monts, aux confins de la Chine, voici la beauté sévère du Xinjiang, patrie des sédentaires Ouighours.
En son cœur, poussant aux extrêmes la sécheresse et la luminosité, le terrible désert du Taklamakan s’étend, serti d’un chapelet de superbes oasis : Kachgar, Yarkand, Tourfan…
Terre de contrastes, de démesure, mais aussi berceau de civilisations, l’Asie centrale ne laisse pas indifférent : elle vous emporte dans un tourbillon d’histoire, vous captive par le charme de ses peuples à un point tel que vous en reviendrez tout autre, séduit à jamais par tant de grandeur et de douceur si intimement mêlées.
(1) On écrit Turk pour qualifier les Turcs d’Asie centrale afin de les différencier des Turcs d’Anatolie, du Caucase et d’Europe. L’orthographe ici utilisée pour les noms étrangers permet au lecteur francophone de les prononcer correctement.

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