Cuba est vraiment hors normes

PAR LORÈNE CERVEAU

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Cuba, avril 2015, c’est à cette date qu’à eu lieu le face à face entre le président Américain et Raul Castro, un bon moyen de se souvenir que c’est au même moment où nous étions sur cette ile des caraïbes.

Notre première escale choisie : Punta Frances, nous arrivons sur cette ile, désertique, le bateau s’amarre au ponton de bois qui nous conduit directement sur cette plage immaculée Armé de notre masque et tuba, nous plongeons dans cette eau limpide, la qualité du site de plongée est extraordinaire, la vie marine abondante semble protégé. Les poissons nous frôlent et semblent nous observer.

Après une bonne matinée dans l’eau, nous partons marcher sur les petits chemins bordés de pins, il parait qu’il y a des crocodiles ici, mais nous ne verrons que de magnifiques papillons.

Plus tard, la ville de Cienfuegos nous accueille, il y flotte un air de western, nous montons dans une calèche pour découvrir la ville. Nous croisons des écolières en uniforme strict couleur kaki. Au fil de la ballade cette ville me semble irréelle, le temps et la modernité que nous connaissons ne semble pas avoir atteint ce lieu protégé. On croisera là sous un arbre une vieille voiture américaine, d’un bleu brillant ; on pourrait croire à une scène de film qui va se jouer.

Après cette balade nous décidons de trouver un restaurant typique et local. Bien qu’habitué aux voyages et aux différents essais culinaires, nous avons eu du mal à trouver un restaurant à Cienfuegos. Après hésitation nous rentrons dans un restaurant où seul des locaux sont entrain de déjeuners. Installé à coté de nous : une maman et son fils.

Derrière nous les portes battantes de la cuisine vont et viennent. La table est dressée d’une nappe à carreau et au centre un bouquet de fausses fleurs. On nous sert notre plat de spaghettis – jambon, nous comprendrons rapidement que les cuisiniers ont peut d’ingrédients à leur disposition; Cuba, c’est aussi la capitale de la débrouille.

Pour nos derniers jours, direction La Havane, cette ville n’a rien à voir avec tout ce que l’on a pu déjà apercevoir des Caraïbes. C’est un mélange de sensations que je ressens : au fil des rues nous découvrons un patchwork unique qu’il faut vivre pour croire qu’il existe…. Impressionnant et décalé.

Des façades colorées à l’esprit colonial espagnol et puis dans certains passages les bâtiments sont en ruines. Au milieu d’un brouhaha et de la musique on retrouve ces vieilles voitures colorées, des pousse-pousse à vélo, des marchants ambulants.

Rapidement nous montons dans une de ces vieilles américaines, notre chauffeur nous entraine sur les sites incontournables de la ville, et puis non loin de la place de la Révolution, il nous arrête là dans un parc qui n’a pas fier allure. Sous un kiosque à l’ombre des arbres, un petit bar d’extérieur ; notre chauffeur nous explique que c’est ici que l’on trouve l’un des meilleurs mojitos. Installés avec lui sur la table de pique nique nous dégustons ce mojito… et il avait raison, quel délice !

En fin de journée en arpentant les rues nous tombons sur un groupe de fillettes, la musique cubaine raisonne, elles dansent en rythme pour leur association. Impossible de ne pas participer au son cette musique

Cuba est vraiment hors normes, il faut se laisser entrainer et attraper par ses rythmes. Il nous faudra bien plus qu’un voyage pour connaitre toutes ses ruelles et comprendre le fonctionnement de ce pays mais cela reste un voyage comme une parenthèse à notre vie.