Toutes sont d’anciennes perles de l’empire britannique. Aujourd’hui, elles triomphent au hit-parade des vacances, chacune avec un style affirmé.

Comment s’y rendre ?
Vols directs depuis Paris vers Fort-de-France, Pointe-à-Pitre ou Saint-Martin. Autre possibilité, aller à Londres d’où partent des vols directs pour Antigua, Grenade, la Jamaïque, les Bahamas, etc.
Formalités : passeport valide.
Langue : anglais, créole.
Monnaie : east caribbean dollar.
Santé : pas de vaccination exigée.
Téléphone : pour appeler, 00 1264, suivi du numéro. Pour appeler la France, 00 33, suivi du numéro, sans le initial.
Urgences : 911.

Carte d’identité d’Anguilla

Situation
au nord de Saint-Martin
Superficie
96 km2
Population
13 000 habitants
Capitale
The Valley (1 200 habitants)
Economie
tourisme, domiciliation de sociétés, langoustes
Statut
Commonwealth britannique

Les 365 plages d’Anguilla

Une plage par jour de l’année ! Telle est la fierté d’Anguilla, située à portée de Saint-Martin.
Son nom lui vient de sa forme, celle d’une anguille ! Ses plages somptueuses sont à l’épreuve des modes. Ici, point de concentration touristique ! Le petit nombre d’habitants (13 000) reste supérieur à celui des visiteurs. Une poignée d’hôtels de grand luxe à 1 000 dollars la chambre offre à ses clients venus de Paris ou de Manhattan des plages parfaitement désertes, des menus étoilés, servis avec bordeaux millésimé… Le dernier chic en somme !
Anguilla est également réputée pour ses offices religieux. Une bonne vingtaine de chapelles, catholiques, mormons, adventistes, protestants, etc., se disputent les fidèles. La foule entoure l’officiant. Il chante. L’assistance bat des mains, reprend en chœur. Le prêtre vocalise, les prières se font gospel, negro-spiritual, jazz, blues… qui retrouvent ici leurs racines.
Ainsi bat la vie sur Anguilla. Fortune déposée à l’abri des palaces pour les uns, mains tendues vers le ciel pour les autres. Avec une plage par jour pour tous les oiseaux de passage.

Antigua et Barbuda, « very british »

Antigua et Barbuda, deux îles pour un seul pays, sont à une quarantaine de kilomètres au nord de la Guadeloupe. Antigua est la plus vaste et la plus renommée auprès des vacanciers.
Saint-John, capitale d’Antigua, les croisiéristes se bousculent dans les boutiques du port !
Il y a pourtant bien d’autres découvertes à faire : le fort qui protégeait la flotte de Nelson à la fin du xviiie siècle, le marché matinal, ou la cathédrale. Reconstruite en 1845, elle abrite deux statues remarquables, de saint Jean-Baptiste et de saint Jean-le-Divin, peut-être prises sur un navire napoléonien, comme rançon de sa défaite…
A Antigua, il faut surtout découvrir des dizaines de plages idylliques (Rendez-vous-Bay), désertes ou bordées d’hôtels à la mode. Pour découvrir l’intérieur de l’île, suivre la « Fig Tree Drive », une route balisée qui vagabonde entre collines verdoyantes et villages de pêcheurs (le homard est la spécialité d’Antigua !), du parc national Indian Town jusqu’aux falaises de l’Atlantique.

Suivez le guide !

A Anguilla, découvrez le typique petit port de pêcheur de Island Harbour. Loin du circuit touristique traditionnel, vous pourrez admirer les bateaux de pêche aux couleurs vives, et déguster sur place les produits frais issus de la mer.

Carte d’identité d’Antigua-et-Barbuda

Situation
au nord de la Guadeloupe et au sud de Saint-Barthélemy
Superficie
440 km2
Population
87 000 habitants
Capitale
Saint-John (40 000 habitants)
Economie
tourisme, pêche
Statut
Commonwealth britannique

Barbuda joue la discrétion

Jadis, la couronne britannique louait cette terre à un aristocrate, en échange d’un cochon gras ! Trois hôtels miniatures accueillent une population de connaisseurs. Elle côtoie les cerfs sauvages ainsi que des milliers d’oiseaux de mer qui trouvent ici la sérénité des Caraïbes.

Saint-Kitts et Nevis, belles oubliées

Saint-Kitts et Nevis sont deux jardins unis par un même destin. L’une a la fierté de ses champs de cannes. L’autre a déjà la tête en vacances.
Saint-Kitts fut la première terre britannique des Caraïbes, en 1623 ! Depuis, l’île n’a cessé de cultiver son style anglais, depuis la place centrale, « the Circus » de Basseterre, sa capitale, jusqu’à la cérémonie du thé, que ne manquerait aucun de ses 35 000 habitants ! Saint-Kitts est une immense plantation de cannes, sa première richesse. La visite déniche quelques trésors : la forteresse de Brimstone (xviiie), réputée imprenable, conquise en un clin d’œil par les Français, aussitôt reprise par les Anglais, et formidable point de vue sur l’île ; des plages inoubliables, telle Sandy Bay ; le chemin de randonnée qui escalade le mont Liamuiga (1 156 mètres), en quatre heures d’efforts jusqu’au cratère.
Nevis, sa voisine (3 kilomètres les séparent), offre un autre visage.
L’atmosphère paisible qui règne à Charlestown, sa minicapitale (sur Main Street, boutiques d’un autre siècle), quelques hôtels de luxe dispersés le long de plages douces (Pinney ou Nisbett), font de Nevis une vraie oasis de charme. A la fin du xviiie siècle, Nelson y venait faire ses provisions d’eau. Il rencontra Frances Nisbet, fille de planteur, qu’il épouse en 1787, en l’église Saint-John de Fig Tree. Le registre de la paroisse en témoigne ! La plantation Montpelier, d’où Frances était originaire, a été transformée en hôtel de joli style.

Carte d’identité de Saint-Kitts et Nevis

Situation
entre Saint-Barthélemy et Antigua
Superficie
261 km2
Population
45 000 habitants
Capitale
Basseterre (20 000 habitants)
Economie
tourisme, canne à sucre
Statut
Commonwealth britannique

Montserrat, dame nature

Son profil tourmenté, dominé par un volcan capricieux, la tient désormais à l’écart du tourisme. Jadis, ce grand jardin était tout de routes sinueuses, de terres cabossées et de pentes raides. Voilà qui promettait de jolis points de vue. Les Irlandais furent les premiers habitants de l’île. Leur verte et souriante présence se retrouvait dans les pubs, les églises dédiées à saint Patrick ou sur les ailes, frappées du trèfle, des appareils miniatures de la compagnie locale. Dans les années 1970, le monde du rock’n’roll s’enticha de Montserrat. Paul McCartney, Eric Clapton, Sting et bien d’autres venaient ici enregistrer dans le studio construit et dirigé par George Martin, ancien producteur des Beatles. Les stars louaient de somptueuses villas construites à flanc de collines. C’était alors l’âge heureux. Il prit fin en 1997 avec l’éruption de la Soufrière, qui cracha boues et cendres des semaines durant. Plymouth, la capitale, a été ensevelie sous ce tapis de mort. Ceux qui ont survécu ont été contraints à l’exil, sans espoir de retour. Il faudra de longues années pour que Montserrat retrouve ses couleurs et ses visiteurs.

Carte d’identité de Montserrat

Situation
entre la Guadeloupe et Antigua
Superficie
98 km2
Capitale
Plymouth
Statut
dépendance britannique

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