Les îles du Vent

Au sud de l’archipel des Caraïbes, une déesse tropicale a semé les perles de son collier. Arrivèrent les hommes, et naquirent la Dominique, Sainte-Lucie, Saint-Vincent, les Grenadines, La Grenade…

Comment s’y rendre ?
Les îles sont reliées entre elles par les compagnies aériennes régionales. Avions-taxis effectuant des vols à la demande. Quelques services de bateaux entre les îles. Location de voiliers. Les principaux villages sont à quelques minutes en taxi des aérodromes.
Formalités : passeport valide.
Langue : anglais, créole.
Monnaie : east caribbean dollar.
Téléphone : depuis la France composer le 00 1767 suivi du numéro local. Pour appeler la France : 00 33, suivi du numéro, sans le 0 initial.

Carte d’identité de la Dominique

Situation
entre la Guadeloupe au nord et la Martinique au sud
Superficie
751 km2
Population
70 000 habitants
Capitale
Roseau (20 000 habitants)
Economie
bananes, pêche, tourisme
Statut
indépendant

La Dominique, l’île verte

La Dominique est née aux temps modernes un dimanche de 1493. Voilà qui explique son nom. Depuis, elle bataille ferme pour imposer sa différence avec sa voisine, la République dominicaine, souvent désignée sous le vocable Saint-Domingue, source de possibles confusions auprès des vacanciers. Les dépliants touristiques répètent avec obstination qu’ici, on est bien sur « l’île verte », paradis nature, et non sur la grande sœur où le tourisme a rang d’industrie.
Son histoire est celle d’une incessante bataille entre Français et Britanniques. Ces derniers l’emportent finalement mais n’effacent pas les noms de lieux locaux à double influence : Roseau, la capitale, est proche de Woodbridge Bay. La Soufrière jouxte Scotts Head et l’Escalier-Tête-de-Chien voisine avec Castle Bruce. Moins gâtée que ses voisines avec néanmoins quelques belles plages et d’intéressants sites de plongée autour de Marine Park, la Dominique est restée nature. Au point de passer aujourd’hui pour la plus authentique de la région. La présence d’une importante communauté indienne n’y est sans doute pas étrangère.
L’île est un immense jardin des tropiques, vert, touffu, fleuri, moite et généreux.
La forêt qui occupe le centre de l’île et le parc national gardent ce précieux capital.
Un des cratères du morne Watt est empli d’eau. La surface de ce lac étonnant (Boiling Lake) est en permanence crevée par d’énormes bulles qui montent des tréfonds, affleurent puis éclatent, trahissant l’impatience des feux de la Terre. De nombreux sentiers de randonnée sont tracés dans les plantations de cannes, le long des champs de patchouli, une spécialité locale, les bananeraies, avant de partir à la conquête des mornes (Trois-Pitons, Anglais, Diablotin…).
L’originalité de la Dominique est de compter parmi ses habitants environ 2 000 descendants des Indiens Caraïbes.
La Couronne britannique leur accorde depuis 1883 un territoire, situé au nord-est, derrière l’Escalier-Tête-de-Chien. Salybia en est le principal village. Ils perpétuent, malgré les métissages et l’absence d’économie propre, les coutumes de leurs pères.

Suivez le guide !

A Sainte-Lucie, prenez le temps de parcourir le marché de Castries, aux couleurs chatoyantes, et de visiter la cathédrale de l’Immaculée-Conception, étonnante architecture issue de la culture antillaise et africaine.

Sainte-Lucie, la belle Hélène

Entre Martinique et chapelet des îles Grenadines, Sainte-Lucie est devenue « Hélène » pour ses amoureux. Une manière de saluer celle qui abrite une véritable industrie du mariage. L’île a en effet adopté une loi officialisant un mariage entre étrangers après deux jours seulement de résidence ! La formule fait fureur auprès des fiancés américains.
Sa capitale, Castries, est une ville moderne dont l’animation se résume à un vaste centre commercial construit pour les croisiéristes américains et un marché le samedi qui, heureusement, garde ses couleurs caraïbes ! Cette île, qui changea 14 fois de souveraineté entre les XVIIe et XVIIIe siècles, ne craint plus les invasions, même touristiques. Pour une raison essentielle : elle maîtrise admirablement son or bleu. Des hôtels, certes, mais sans gâcher les merveilleuses plages de Vigie, Reduit, Choc, etc. Des terrains de golf, bien sûr, mais qui ne bousculent jamais le rythme tranquille de la bananeraie ou des villages, Soufrière, Anse-la-Raye, Marigot, qui attendent le retour de leurs pêcheurs. La recette est efficace. Sainte-Lucie prospère et sert de modèle à nombre de ses voisines !

Carte d’identité de Sainte-Lucie

Situation
entre la Martinique au nord et Saint-Vincent au sud
Superficie
616 km2
Population
175 000 habitants
Capitale
Castries (13 000 habitants)
Economie
tourisme, bananes, pêche
Statut
Commonwealth britannique

Saint-Vincent et les Grenadines, aux couleurs du paradis

Aux Grenadines, les Caraïbes font la pause. De leur nom sensuel et sucré elles ont le charme. Entre Antilles françaises et Amérique latine, elles puisent leur diversité auprès des unes autant que de l’autre.
Leurs villages ont des noms français ou espagnols, leurs baies racontent l’épopée des marins britanniques ou hollandais, sans oublier d’enrichir ce patrimoine de son apport caraïbe ! Elles sont 32, îles et îlots, à faire rêver tout citadin prisonnier de ses brumes hivernales : Saint-Vincent, Bequia, Mustique, Canouan, Union, Carriacou, Ronde, Mayreau, Tobago Keys…
Sur l’une des plus célèbres, Mustique, la famille d’Angleterre, David Bowie ou Mick Jagger se croisent à l’occasion de leurs vacances. Sur les autres, des hôtels, souvent de grand luxe, installés dans une maison coloniale, ou bien des chambres chez l’habitant permettent de savourer l’or du soleil, l’opale des plages et les aigues-marines du lagon. Inoubliable ! Ces miniatures sont probablement celles qui répondent le mieux au désir de renouer avec l’essentiel à l’occasion de ses prochaines vacances.
Seule Saint-Vincent, née des feux de la Soufrière, tranche sur la carte postale des Grenadines avec ses plages de sable noir et sa capitale, Kingston, qui aurait presque des allures de gros village ! On en apprécie le marché matinal, sympathique et coloré, ainsi que sa cathédrale et les ruines de fort Charlotte, qui en gardait jadis l’accès.
Pour le reste, on partira à la conquête des paradis pour Robinson que constituent les paillettes de l’archipel. La meilleure manière de les découvrir est évidemment le voilier, loué avec ou sans équipage, à deux comme entre amis. A l’heure du couchant, le ciel s’embrase. Sur le pont vient l’heure de rêver d’un monde meilleur, forcément couleur Grenadines…

Carte d’identité de Saint-Vincent et les Grenadines

Situation
entre Sainte-Lucie au nord et Grenade au sud
Superficie
388 km2
Population
120 000 habitants
Capitale
Kingstown (22 000 habitants)
Economie
bananes, tourisme, amarante, pêche
Statut
Commonwealth britannique

La Grenade, joyau méconnu

Grenade enfin, dernière escale avant Trinité, mériterait d’être la pierre maîtresse de cette symphonie d’îles précieuses. La découverte commence à Saint George’s, capitale de la République. Un formidable marché aux couleurs et saveurs des tropiques, de jolis bâtiments construits à l’époque coloniale ainsi que les pontons du port (Carénage) méritent assurément la visite. Pour en savoir plus sur l’histoire de l’île : Musée national (tlj sauf dimanche, entrée payante). Très beau point de vue depuis le fort George, qui domine la ville.
Ensuite, cap sur Grande-Anse Beach, le paradis balnéaire de la Grenade.
Plage somptueuse, hôtels pour tous les budgets, sports de mer (de la planche à la plongée en passant par le surf et la voile) et des nuits qu’on oublie à danser au rythme des îles font le charme de l’endroit. Plusieurs autres plages, aussi vastes que peu fréquentées, font les délices de La Grenade.
Ne pas oublier de se rendre à pied jusqu’au Grand Etang Lake, un lac de modeste altitude installé dans un cratère bien tranquille aujourd’hui.
Plusieurs sentiers de randonnée permettent de conquérir du mollet et au grand air un parc naturel suffisamment vaste pour offrir tous les agréments des tropiques : chutes d’eau, sentes étroites qui se glissent entre fromagers centenaires et fougères arborescentes, ponts suspendus et rencontre avec une tribu de singes piailleurs !
La Grenade rassemble les couleurs du paradis. Rouge comme le courage, jaune comme le soleil qui chauffe ses plages et vert comme les champs de cannes ou de bananiers qui tapissent le pays. Sans oublier la noix de muscade, son ultime secret. Voilà qui fait le drapeau national.

Carte d’identité de La Grenade

Situation
au sud des Grenadines et au nord de Tobago
Superficie
344 km2
Population
100 000 habitants
Capitale
Saint George’s (35 000 habitants)
Economie
tourisme, pêche, noix de muscade
Statut
Commonwealth britannique

Lire la suite du guide