Informations pratiques

Achats et artisanat

Comme partout, l’exportation d’œuvres d’art et d’éléments du patrimoine est sévèrement réglementée. Mais la vitalité de la culture populaire du Monténégro favorise l’utilisation encore courante d’objets qui ont depuis longtemps disparu chez nous – objets en poterie, bois sculpté, habits de cérémonie. Ils peuvent constituer d’excellents présents.

Artisanat

Dans les zones les moins touristiques, particulièrement dans le nord du pays, on pratique encore un intéressant travail du bois (petits meubles, ustensiles de cuisine, récipients pour couler le fromage). Les habits traditionnels (jupes, gilets) décorés de dentelles ou de sequins et les nappes brodées d’or étaient jalousement conservés dans les familles pour être transmis de génération en génération, mais on en trouve notamment dans les boutiques de musées.
S’il est impossible de rapporter une icône ancienne (à moins d’obtenir un permis d’exportation), on peut se rabattre sur des copies modernes de bonne facture ou sur des œuvres d’artistes contemporains, dont les communautés les plus fournies se trouvent sur le littoral ou dans la ville de Kolašin.

Aliments

De nombreuses spécialités sont sous forme liquide (vin rouge vranacliqueur rakija, miel de montagne, huile d’olive de Bar) et donc difficilement transportables en avion. Dans ce cas, la réglementation interdisant le transport en cabine de plus de 10 cl de liquide, il peut être commode d’apporter avec soi des enveloppes à bulles spéciales pour faire voyager les bouteilles sans danger dans les valises.
Les produits séchés sont particulièrement nombreux et faciles à conserver (champignons, figues, caroubes, agneau), le nec plus ultra étant le jambon fumé de Njeguši, qui se compare avantageusement à son homologue croate.

Arrivée

Le Monténégro dispose de deux aéroports internationaux. Le principal est celui de Podgorica, aussi appelé Golubovci, du nom de l’agglomération la plus proche. Le second est celui de Tivat, près de Kotor, qui a un trafic notable de charters et qui est également utilisé par Montenegro Airlines en été.
Les deux ont subi une rénovation complète en 2006.
Le code TGD affiché sur les billets est celui de Podgorica (et non de Tivat), survivance du temps où la capitale s’appelait Titograd. On peut également choisir d’arriver par l’aéroport de Dubrovnik, puis passer la frontière croate toute proche.
Les visiteurs utilisant leur propre véhicule à moteur doivent acquitter une taxe écologique (Eco-tax), instituée le 15 juin 2008, lors de leur entrée sur le territoire du Monténégro. Elle est en 2009 de 10 € pour une automobile et de 30 € pour un minibus.
Le taux d’alcoolémie maximal autorisé pour les conducteurs est de 0,5 g/l.
Les arrivants par voie de mer ont toute chance de le faire par Bar, le principal port du pays.

Carte

Avant de partir en vacances, pensez à acheter une carte détaillée qui vous sera très utile durant votre voyage. Les cartes que vous trouverez sur place sont très rarement en français et ne sont pas toujours très précises. Blay-Foldex propose plus de 100 cartes routières et touristiques, pour toutes les destinations en France et dans le monde. Vous pouvez acheter les cartes Blay-Foldex dans les principales librairies.

Change

Les banques changent les principales devises internationales – notamment le dollar, la livre sterling ou le franc suisse. Pour des monnaies moins communes, il peut être préférable de se munir d’euros avant le départ. Les chèques de voyage sont généralement acceptés, après vérification précise de l’identité.

Cuisine et boissons

La cuisine du Monténégro est particulièrement riche. Elle n’est pas recommandée à ceux qui ont l’obsession de la ligne : la viande est très présente et souvent associée au fromage et à la charcuterie, le tout étant arrosé de vins capiteux…

A table

Petit pays à la croisée d’influences diverses, le Monténégro offre plusieurs registres gastronomiques distincts. Dans l’arrière-pays montagneux, au climat rude, on se régale d’aliments fortifiants : de la viande, souvent séchée (comme la kastradina, le travers d’agneau, l’un des plats nationaux), de la polenta (kačamak), des pommes de terre, la crème (kajmak) nappant généreusement tous les ingrédients.
Les salades sont souvent assaisonnées de fromage de brebis (šopska salata), et les nombreuses soupes n’ont pas qu’une vertu calorifère : elles sont délicieuses, comme celle du pêcheur, qui utilise tous les petits poissons n’ayant pas connu meilleur destin…
La transition est toute trouvée avec la cuisine du littoral, assez proche de sa voisine italienne : on y fait un usage abondant d’huile d’olive et les poissons fraîchement pêchés et passés au grill sont un délice, comme le saint-pierre (sanpjero) et le bar (brancin). Les calamars de l’Adriatique, que l’on sert presque caramélisés, sont un must. On note enfin un troisième héritage, celui de la gastronomie orientale, qui s’exprime par les légumes mijotés (imam bayaldi), l’agneau en tajine(ispod sača) ou, en dessert, la bombe énergétique qu’est la baklava.
Et l’on n’a pas encore parlé des ablettes séchées, des carpes frites et des anguilles marinées du lac de Skadar… Les vins rouges vranac et kratosija ou le blanc krstac accompagnent honorablement ces victuailles. Un verre d’eau-de-vie aidera grandement à la digestion.

Au bar

Comme en Albanie voisine, le burek est omniprésent : il s’agit d’un beignet de pâte feuilletée, fourré de viande ou d’épinards, qui laisse des traces d’huile sur les doigts, mais est idéal pour réduire les petits creux. On peut toujours grignoter du fromage de brebis ou du jambon de Njeguši (et nulle part mieux que sur son lieu de production !) avec une petite assiette d’olives (masline).

Électricité

Le courant électrique est de 220 V dans l’ensemble du pays, et les prises sont de type C (2 fiches mâles circulaires étroites).

Environnement

Le Monténégro, malgré sa petite taille, possède des merveilles naturelles parmi les plus belles du continent : le lac de Skadar, sanctuaire ornithologique, le canyon de la rivière Tara ou la dernière forêt primaire d’Europe, à Biogradska Gora.
Conscient de sa responsabilité, le gouvernement a inscrit dans la Déclaration de Žabljak en 1991, puis dans la constitution de 1992, son engagement pour l’environnement. L’article 1er proclame le Monténégro « Etat écologique ».

Hébergement

Comme ses voisins, le Monténégro a dû adapter sa flotte d’hôtels sans charme de l’époque communiste aux besoins d’un nouveau tourisme. Le littoral se distingue par quelques établissements de très haut standing (notamment sur la presqu’île de Sveti Stefan) et par des colosses balnéaires de plusieurs centaines de chambres, dont les prix ont tendance à jouer à l’accordéon en été.
De nouveaux projets pharaoniques sont prêtés à des investisseurs étrangers, notamment d’Abu Dhabi, sur l’immense plage d’Ulcinj. L’hôtel de charme ou le boutique hotel sont encore rares. On pourra avantageusement se replier vers une chambre chez l’habitant (indiquée par les mentions SobeZimmer ou Rooms), qui allie la modicité du prix au plaisir d’un contact direct avec les Monténégrins.

Heure locale

Au Monténégro, l’heure est GMT +1, c’est-à-dire que les montres affichent le même horaire qu’à Paris. Le passage à l’heure d’été et à l’heure d’hiver a lieu, comme en France, les derniers dimanches de mars et d’octobre.

Horaires d’ouverture

Les Monténégrins sont rudes à la tâche et on le vérifiera à la longueur de la journée de travail. On ouvre dès 8 h ou 9 h du matin et, si les banques et les administrations ferment à 18 h, les commerces ne baissent pas le rideau avant 19 h ou 20 h, parfois beaucoup plus tard, surtout en été.
L’ouverture dominicale s’est généralisée et l’on trouvera aussi des boutiques d’alimentation ouvertes toute la nuit dans les villes principales ou sur la côte.

Informations touristiques

L’office national de tourisme monténégrin a ses bureaux sur Rimski trg 47, à Podgorica (tél. : +38 (0) 20 235 155). Il publie en plusieurs langues, dont le français, des brochures thématiques (culture, sports, hébergement), assez complètes et bien illustrées.
Pour s’informer de loin, on peut consulter son site Internet,www.montenegro.travel. La plupart des localités touristiques disposent d’offices de tourisme et de pages Internet, dont l’adresse a été unifiée. Ainsi, pour Cetinje, c’est www.cetinje.travel, pour Ulcinj www.ulcinj.travel, etc.

Jours fériés

1er et 2 janvier : Nouvel An
7 et 8 janvier : Noël orthodoxe
1er et 2 mai : fête du Travail
9 mai : fête de la Victoire de 1945
21 mai : fête de l’Indépendance
13 juillet : fête nationale
25 décembre : Noël
Il faut y ajouter la fête de Pâques orthodoxe (Vendredi saint et lundi de Pâques), dont les dates changent chaque année. Les membres des communautés musulmane et juive prennent comme jours fériés les principales célébrations de leur calendrier (ramadan et pâque juive).

Langues

La nouvelle constitution du 19 octobre fait du monténégrin la langue officielle. Il s’agit dans les faits de la même langue que le serbo-croate (dont c’est la version dite iékavienne), à quelques différences près. Il peut s’écrire indifféremment en caractères cyrilliques (surtout dans le nord) ou en caractères latins (qui l’emportent dans le sud). A la frontière sud-est, l’albanais est utilisé. Les langues étrangères les plus usitées sont l’anglais, mais aussi l’italien (surtout sur le littoral).

Médias

L’orientation politique des journaux se mesure moins selon un rapport droite/gauche qu’en fonction du soutien ou non à l’indépendance du pays. Ainsi, le quotidien Dan (dont le directeur, Duško Jovanović, a été assassiné en plein Podgorica en mai 2004) s’est-il fait remarquer pour son soutien à l’union avec la Serbie, tandis que le magazine Monitor militait pour la position contraire.
Pobjeda est plutôt progouvernemental, mais n’hésite pas à soulever des affaires, comme en 2004 lors du projet de construction d’une centrale hydro-électrique menaçant d’inonder le canyon de la Tara. Vijesti, quotidien le plus lu du pays, fait preuve d’une indépendance affirmée, prouvant par exemple, lors des terribles incendies de l’été 2007, que tous les Canadair du pays, dont l’absence se faisait cruellement sentir, avaient été vendus clandestinement à la Grèce.
Il n’existe pas de revue en langue anglaise et il n’est guère aisé de se procurer des journaux étrangers, hormis à Podgorica et sur la côte pendant l’été.

Parcs nationaux

forêt de Biogradska Gora

forêt de Biogradska Gora Monténégro By: Виталий КлочановCC BY-NC-SA 2.0

Environ 7,5 % de la surface du pays est occupée par ses quatre parcs nationaux. Ce sont ceux du massif du Durmitor, paradis botanique au milieu duquel se faufile la rivière Tara (il est sur la liste du patrimoine naturel de l’Unesco), du lac de Skadar (inscrit comme site Ramsar, c’est-à-dire zone humide d’importance internationale), de la forêt de Biogradska Gora et du massif de Lovćen, sur lequel est érigé le mausolée vénéré de Petar II Petrović-Njegoš.
Il est question depuis plusieurs années de définir un cinquième parc national, le massif sauvage et longtemps inaccessible de Prokletije à l’est, frontalier avec l’Albanie.

Poste et télécommunications

Le Monténégro a depuis mars 2007 un nouvel indicatif international, le 382. Il remplace l’ancien code (381), qui reste celui de la Serbie. Pour appeler l’étranger depuis le Monténégro, il faut composer le 00 avant le code pays. Trois réseaux de téléphonie mobile se partagent le marché, T-Mobile, ProMonte et M-tel. Il est avantageux d’acheter sur place une carte SIM et des recharges pour les communications.

Pourboire

La tradition de laisser un pourboire n’est pas aussi codifiée qu’en France ou aux Etats-Unis. L’habitude est plutôt d’arrondir l’addition si l’on a été satisfait du repas ou de laisser de la menue monnaie.

Sécurité

Le Monténégro est un pays plutôt sûr et l’on n’y recense pas d’épisodes particuliers de violence contre les étrangers. Il faut simplement respecter des consignes de bon sens, notamment la nuit, et ne pas se promener avec des bijoux ou des objets pouvant susciter la convoitise.
Certaines zones frontalières sont plus « chaudes » que d’autres, en particulier le Sandjak, au nord, plaque tournante de divers trafics. Le principal danger au Monténégro est probablement celui que l’on court au volant d’un véhicule. La vétusté du réseau et le respect tout relatif du code de la route multiplient les risques d’accident. Le risque sismique doit également être mentionné : des secousses sont ressenties régulièrement, le dernier séisme de grande magnitude étant celui de 1979.

Sports

S’il s’agit d’aller voir les vedettes locales, les disciplines les plus prisées sont le football, comme en de nombreux pays, mais aussi le basket-ball, pour lequel l’ex-Yougoslavie avait un talent particulier, et désormais le water-polo : les Monténégrins sont devenus champions d’Europe en juillet 2008 à Malaga en battant… les Serbes.
La palette des sports à pratiquer sur place est très large, de la plongée au parapente, du ski à la randonnée, jusqu’à la voile.
Avec un point d’orgue : le rafting et le canyoning, à pratiquer notamment dans la rivière Tara, qui a creusé le plus spectaculaire canyon d’Europe et que l’on compare généralement – c’est tout dire – à celui du Colorado.

Transports intérieurs

En avion

Il n’existe pas de lignes intérieures.

En train

Le réseau de train se réduit à une seule ligne, construite dans les années soixante-dix, qui part de la ville côtière de Bar, passe par Kolaš in et Mojkovac au nord, et se dirige ensuite vers Belgrade, offrant des surplombs et des panoramas spectaculaires. Le trafic a été endeuillé par un très grave accident en janvier 2006 à Bioce, près de Podgorica, (45 morts). La ligne doit être prochainement rénovée avec un concours financier de l’Union européenne.

En autobus

Les compagnies locales offrent des trajets fréquents et économiques (de 1 € à 15 € pour les destinations les plus lointaines) entre les diverses agglomérations, mais les horaires sont rarement respectés. Les minibus privés, dont l’impératif principal est le remplissage et non l’horaire, ont connu un grand développement ces dernières années.

En voiture

A ce jour, il n’existe pas d’autoroute au Monténégro. Les grands axes sont correctement entretenus, tandis que les routes secondaires sont très sinueuses et parfois dépourvues de signalisation en alphabet latin. Le tunnel de Sozina, de 4 km, a été ouvert en 2005 sur la route reliant Podgorica au littoral. Son utilisation est soumise à un péage (2,50 € en 2008). Sur le réseau routier monténégrin, les feux de croisement doivent être allumés en permanence.

En transports urbains

Il n’existe pas de métro à Podgorica, mais un réseau de bus urbains assez dense. Les taxis sont nombreux et fiables, la plupart des courses se soldant par une note de quelques euros (sauf depuis l’aéroport : compter jusqu’à 15 € ou 20 €).

Usages et politesse

Malgré le développement du tourisme de masse, les bonnes habitudes perdurent : pour vous souhaiter la bienvenue dans son pays, le Monténégrin vous offrira spontanément un verre de rakija, l’eau-de-vie locale, qu’il serait évidemment malvenu de refuser.
Dans les lieux de culte, en été, évitez d’entrer avec des tenues trop légères, et pensez à laisser une obole.

Combien ça coûte ?

Un café0,80 €
Une bouteille d’eau         .0,30 €
Une bière1,50 €
Un sandwich1,50 €
Un ticket de bus0,60 €
Un ticket de cinéma2 €
Une entrée au muséede 1 à 3 €
Un litre d’essence1 €

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