Ile de Maio

L’île de Maio présente des similitudes avec l’île sœur de Boa Vista : paysages désertiques, superbes plages de sable blanc, mœurs paisibles… Mais la petite enclave de Maio bénéficie d’une géologie plus adaptée à la conservation de l’eau. Puits, digues et pompes solaires ont permis un reboisement significatif. La modeste ville principale de Vila do Porto Ingles distille une douceur de vivre qui, paradoxalement, n’a pas encore trop encouragé le tourisme. Mais les investisseurs font aujourd’hui des projets. On en profitera donc pour jouir des calmes délices de ce petit bout de paradis sur mer qui abriteune population dynamique, ouverte aux expériences.

Vila do Maio

Vila do Maio, également appelée Vila do Porto Inglés, rappelle qu’au XVIIe siècle, lorsque les Anglais décident d’exploiter le sel, l’île entre dans l’histoire. Une centaine de vaisseaux mouillent annuellement dans le port. L’essor de Maio sera vite limité et l’île restera en marge de Boa Vista, mais les insulaires se sont forgés un tempérament curieux et volontaire qui les aide à affronter le présent. L’imposante église, la Igreja Matriz, de style baroque portugais, trône sur une place fleurie. Une petite avenue bordée de très jolies maisons peintes évoque la rue principale d’une ville du Far West, dans une version plus chatoyante et pacifique. Ici, la tranquillité règne, on est salué avec gentillesse. L’hospitalité est une tradition puisque jadis les visiteurs se voyaient offrir un fromage local, le queijo di terra, en guise de bienvenue. Même les coqs sont de la partie. Dès l’aube, bien entendu ! 

Un dynamisme qui s’appuie sur un système de coopératives 
Depuis le XVIIe siècle, Maio a bénéficié d’un certain essor économique notamment grâce à ses salines. Cette petite île peu peuplée abrite une communauté active tournée vers l’avenir et qui repose sur un système de coopératives très efficace. On continue ainsi à exploiter le plâtre et on a réhabilité la poterie à Morro. A Maio, plus de 50 % des besoins en eau sont fournis par des éoliennes, lesquelles permettent à l’île de posséder une aire forestière constituée d’acacias qui alimentent une unité de fabrication de charbon de bois. Ces choix ont été encouragés par l’Union européenne qui a aidé la population en créant des jardins d’enfants et en prodiguant des cours de couture et de broderie aux jeunes filles.

Le tour de l’île

L’île de Maio (24 km sur 16 km) a une forme ovale. Le réseau routier constitué de routes pavées et de pistes suit à peu près les contours de l’île dont on peut faire le tour à vélo ou en VTT en une journée. La côte est abrite les plus belles plages. 

Partie ouest 
Situé dans une jolie baie, Calheta est le berceau de la pêche traditionnelle : poissons, coquillages, poulpes et langoustes. Deux belles plages invitent au farniente. A l’horizon, la tache verte des acacias americana,très résistants, apparaît comme un mirage. Cette forêt de 16 km2 est la plus grande de l’archipel. En remontant, on aperçoit autour de Morrinho des moutons importés du Niger, d’une espèce adaptée à un climat très sec. Les anciennes salines, les terras salgadas (« terres salées ») montrent leurs craquelures et les dunes apparaissent.

Parc naturel maritime de Maio 
Il englobe de très belles plages de Porto Cais à la baie de Galeao telle la Praia Real, un site réputé pour les baleines mortes qui s’y échouaient autrefois. Des chansons populaires en font mention. Deux épaves sont toujours prisonnières des récifs coralliens. Les tortues de mer affectionnent les lieux.

Partie est 
Le village de Pedro Vaz, entouré de cocotiers et de palmiers, ressemble à une oasis. On rejoint ensuite le village le plus ancien de l’île, Penoso, en retrait de la piste et qui reprend le nom du mont culminant à 437 m. Des cultures vivrières fleurissent autour d’Alcatraz et Pilão Cão. La piste mène à Figueira da Horta.

Les moments forts de Maio 
Avec beaucoup de chance, on assistera à la capture d’ânes sauvages, un spectacle proche du rodéo. Comme dans tout l’archipel, les fêtes locales culminent lors de la São Jose, le 19 juin, de la Santa Ana, le 26 juillet et du Christo Rei, le 21 novembre. Une communauté enjouée qui ne dédaigne ni le rhum ni les danses traditionnelles s’abandonne au son de la rebecca accompagnée de violons. On déguste pour l’occasion de délicieux ragoûts de cabri accommodés d’une purée de blé locale, le xerem.

Suivez le guide ! 
La pratique du snorkeling étant rare au Cap-Vert, on ne ratera pas la plage de Soca, très protégée et qui abrite quelques rochers.

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