4 jours à Tokyo, c’est définitivement trop peu

PAR AMAURY THIROINE

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C’est quand même fou, ce que le voyage peut procurer en l’espace de quelques jours seulement.

D’abord, c’est un monde de stéréotypes qui se sont effondrés. J’ai toujours pensé que Tokyo (et le Japon en général) était une ville excessivement chère.
Dieu, j’ai vraiment eu tort ! A part le logement (et encore, avec des locations d’appartements, cela reste raisonnable), on peut s’en sortir pour pas si cher ! J’ai mangé de très bons sushis à n’en plus pouvoir pour une dizaine d’euros, j’ai observé la skyline de la ville du 46ème étage d’un immense immeuble gratuitement, j’ai bu des bières pour moins de 3 euros…
Non, franchement, vous ne m’entendrez plus dire que Tokyo est une ville onéreuse.

Je le disais un peu plus haut, un voyage peut vous mettre une claque très rapidement. Et découvrir une culture totalement différente à la notre va évidemment accentuer le sentiment. On passe d’une petite tape dans le dos au coup de poing dans la gueule quand il s’agit de découvrir un monde plus ou moins à l’opposé de celui que l’on connaît.

Je vous laisse imaginer la scène. Après environ 11h de vol, 1h de Skytrain, deux valises sous les bras, épuisé, je me retrouve au beau milieu du quartier Shibuya, connu et reconnu pour ses immenses passages piétons.

Des signes en japonais de partout, des milliers de personnes passent devant moi. Je suis totalement perdu. Je me demande ce que je fais ici, dans cette immense jungle urbaine qui me donne l’impression qu’elle ne cessera jamais d’exister. Et j’adore ce
moment.

C’est aussi ca, le voyage. A Tokyo, j’ai aimé me perdre dans ses quartiers si différents les uns des autres. J’ai adoré le style des japonais, j’ai été surpris par la beauté des japonaises, j’étais surtout fou du fait que les japonais sont des gens passionnés de
tout et de rien. Donnez leur un manga, ils en feront des statues de dizaines de mètres. Et ca marche vraiment pour tout et n’importe quoi.

4 jours à Tokyo, c’est définitivement trop peu. A mon sens, il faudrait au moins une dizaine de jours pour apprécier la capitale nipponne à sa juste valeur.

C’est avec un goût amer que je m’envole désormais pour la destination surprise, un endroit que j’aime appeler le paradis sur terre. Nouvelle Calédonie, je suis à toi !