Géographie, faune et flore

Murka © Beny Shlevich

Murka © Beny Shlevich


Nom officiel : République de Lituanie (Lietuvos Respublika ou Lietuva)
Situation : Au nord de la Pologne, entre la mer Baltique, la Biélorussie et la Russie (enclave de Kaliningrad)
Superficie : 65 300 km2
Population : 2 231 503 habitants
Minorités nationales : Russes (6,3 %), Polonais
Densité de population : 45 habitants par km2
Capitale : Vilnius
Nature du régime politique : Démocratie parlementaire
Chef de l’Etat : Dalia Gaybauskaité
Langue : Lituanien
Monnaie : Litas lituanien (LTL)
Religions : Catholicisme (80 %), luthéranisme, orthodoxie, judaïsme
PIB par hab. : 1 320 €/hab.
Ressources principales : Raffinerie pétrolière, textile, engrais, meubles, équipements électriques
Taux de chômage : 15 % 

Paysage

L’aire balte est délimitée par la Pologne au sud, la Biélorussie et la Russie à l’est, et la Finlande au nord – Tallinn n’est qu’à 80 km de Helsinki. Cette zone s’étend sur 650 km de la pointe de l’Estonie à la frontière sud de la Lituanie. Une faible altitude caractérise les paysages, le relief n’excédant pas 318 m, avec le Suur Munamagi estonien. Bordées par la Baltique à l’ouest, de l’embouchure du Niemen au golfe de Finlande, les côtes (5 000 km) sont découpées au nord : 1 521 îles, dont les grandes Saaremaa et Hiiumaa, couvrent près de 10 % du territoire de l’Estonie. Creusé autour du golfe de Rīga, le littoral s’adoucit au sud le long de la péninsule de Courlande (Lituanie). L’intérieur se partage entre les plaines fertiles de l’Ouest, prolongement des basses terres d’Europe orientale, et les forêts denses dont l’expansion fut favorisée par l’abandon des terres agricoles pendant la période soviétique. Les glaciers qui couvraient la région vers 12 000 av. J.-C. ont laissé derrière eux des paysages ondulés, constellés de plus de 9 000 lacs, étangs, rivières et marais, qui occupent à eux seuls près de 20 % de la zone. Le lac Peïpous, qui sépare l’Estonie de la Russie, est le cinquième d’Europe en raison de ses 3 500 km2. 

Faune

Les Etats baltes abritent les plus importantes populations de mammifères d’Europe. Abondamment chassés en raison de leur prolifération, les sangliers et les cervidés côtoient de nombreuses espèces menacées dans les forêts occidentales, comme le lynx (900 individus), le loup (400 individus) et l’ours brun (800 individus en Lettonie), protégées par une dizaine de parcs nationaux et des centaines de réserves naturelles. Les zones humides abritent de vastes populations d’amphibiens, de castors et de loutres (4 000 en Lettonie). Paradis de la pêche sportive, les eaux du Niemen regorgent de truites, brochets, perches, carpes et silures, dont le plus gros capturé ces dernières années atteignait 54 kg. En période migratoire, les dunes et les lagons côtiers accueillent des centaines d’oies et de canards sauvages fréquentant les colonies de phoques sur les rives abritées du golfe de Rīga. Mais à chaque pays sa particularité : l’écureuil volant est la vedette de l’Estonie, tandis que les coqs de bruyère nichent en grand nombre dans les forêts de Lituanie. La Lettonie recense à elle seule 10 000 couples de cigognes blanches, soit 6 fois plus que toute l’Europe occidentale. 

Flore

Les arbres couvrent près de 40 % de la surface du territoire. A la période soviétique, l’abandon des terres cultivables consécutive à la collectivisation a provoqué une avancée spectaculaire de la forêt. Au cœur du continent, les résineux (pins, sapins, mélèzes, épicéas) de la côte, cèdent la place aux forêts mixtes, plantées à la fois de conifères et de feuillus (frênes, hêtres, chênes). Le règne absolu du bouleau n’est concurrencé que par le champignon : bolets, chanterelles, cèpes et précieuses truffes, près de 6 000 espèces (qui, cueillies sans discernement, peuvent s’avérer mortelles) pullulent à la fin de l’été, particulièrement dans la région de Varena-Druskininkai (Lituanie). Les Baltes en raffolent, au même titre que les baies sauvages, qui colonisent les sous-bois. A la belle saison, dahlias, pivoines, sabots de Vénus, marguerites et boutons d’or tapissent la campagne, particulièrement celle des régions côtières en raison du climat plus tempéré. A l’intérieur des terres, les tourbières, qui s’arrogent près de 10 % des sols, favorisent la croissance d’espèces rares, avides d’humidité. Le parc national d’Aukštaitija (Lituanie) abrite des nénuphars blancs et plusieurs variétés d’orchidées sauvages. Les îles du nord de l’Estonie abritent l’un des écosystèmes les plus rares du monde : l’alvar. Ces fragiles « jardins de cailloux » se composent d’une mince couche d’humus posée sur un substrat calcaire où s’enracinent graminées, fleurs sauvages, carex et bouquets de genévrier. L’île de Hiiumaa abrite une curiosité unique dans la région : le lichen arctique.

 

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