Dix choses à savoir sur le sirop d’érable au Québec

La production mondiale de sirop d’érable vient à 70 % de la Belle Province. Laissez-vous emporter par toute la magie de ce produit-roi au Québec.

Par Margo Pfeiff

Ce n’est peut-être pas un hasard si l’expression « se sucrer le bec » rime avec « sirop d’érable du Québec ». La belle province fournit en effet la grande majorité (71 %) de la production mondiale de ce sirop, soit 29,5 tonnes d’or liquide soigneusement gardé dans une réserve « stratégique » digne de Fort Knox. C’est à la saison des sucres (quand la sève d’érable coule) que cette production bat son plein.

À la campagne, l’humeur est à la fête dans les cabanes à sucre en mars et en avril où, de génération en génération, les familles enroulent sur un bâtonnet la tire d’érable chaude versée sur de la neige entassée. Voici dix autres façons de faire le plein de douceurs à l’érable au Québec.

1. Difficile de faire plus canadien que le Sortilège, un mélange de whisky de seigle et de sirop d’érable ! C’est l’ingrédient vedette des mojitos à l’érable servis au W Hotel, à Montréal, et de nombreuses recettes. On peut ainsi s’en servir pour glacer des marrons avant de les servir avec des haricots verts.

Outre le Sortilège, vous pouvez goûter au Val Ambré du domaine Acer, un vin issu de la vinification de la sève d’érable, et à la crème d’érable Cabot Trail du domaine Pinnacle, un produit qui n’a rien à envier au Bailey’s (bien au contraire).

2. Bilboquet, glacier très couru à Montréal, offre en saison une spécialité : de la glace contenant de gros morceaux de tire d’érable, nappée de sirop d’érable.

3. À l’extérieur de Montréal, la Sucrerie de la Montagne est une cabane à sucre de forêt typique : on s’y attable, au son des violoneux québécois, devant des plats traditionnels cuits dans le sirop d’érable ou généreusement arrosés de ce nectar.

Sirop d'érable - Canada

Sirop d’érable – Canada – © Ottawa Tourism

4. La nouvelle mode à Montréal, c’est la cabane à sucre urbaine, mi-rustique, mi-chic. Ces restaurants éphémères bourgeonnent au printemps dans la ville, huit semaines durant. On y trouve souvent aux casseroles de grands chefs qui donnent une interprétation moderne aux plats traditionnels québécois.

5. La cuisine d’hiver québécoise a atteint de nouveaux sommets grâce au chef anticonformiste Martin Picard et à son restaurant Au Pied de Cochon. Il s’est ensuite attaqué au menu traditionnel des cabanes à sucre. Une idée de génie : il faut maintenant réserver plusieurs mois à l’avance.

6. La Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ) a établi une liste de 100 Créatifs de l’érable (des chefs cuisiniers aux chocolatiers, en passant même par des bouchers) qui incorporent le sirop d’érable à des recettes savoureuses et innovantes.

7. Depuis qu’il s’est installé au Canada, le chocolatier français Yves Bonneau marie le sirop d’érable à la nougatine, au caramel ou à la poire dans ses délicieux chocolats.

8. La populaire chaîne de restaurants Eggspectation, qui offre du matin au soir des petits-déjeuners, propose toute l’année un menu « Cabane à sucre ». Votre copieuse assiette se composera d’œufs brouillés, de jambon, de fèves au lard, de pommes de terre à la Lyonnaise et d’une crêpe bretonne, le tout accompagné bien sûr de quantité de sirop d’érable pour arroser généreusement le tout.

9. Le restaurant Renoir, dans l’hôtel Sofitel de Montréal, sert du sirop d’érable avec sa terrine de foie gras et avec sa spécialité de pieuvre grillée. 1

0. Même les moines bénédictins de l’abbaye de Saint-Benoît-du-Lac, située en bordure du lac Memphrémagog, vous diront que l’érable est un produit miracle : ils en tirent du beurre d’érable et de la tire d’érable, de douces ambroisies en vente dans la boutique de l’abbaye. Amen.

 

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