Petit voyage à travers une Espagne méconnue, étonnante et généreuse.

PAR SOPHIE DOUBOVETZKY

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Lauren, son frère David, Blas et moi se retrouvont à l’aeroport de Madrid, une voiture de location nous y attend, nous avons quatre jours pour explorer l’Espagne ou du moins une partie.

Conaissant un peu le coin, j’oriente donc ma troupe de copains, entre Madrid et la Pyrénées. Le programme, se deroulera au fils du récit car il fut relativement improvisé, nous avion trois nuits réservés dans trois auberges de jeunesse différentes dans trois villages differents.

Jour 1 :
nous nous lançons à la conquête de la ville de Tarrazona. Avec ses ruelles, son quartier juif, ses grands clochers aux influences arabes, on est vite envahi par son charme. En s’enfonçant dans le vieux centre, on apprend que l’on va assister à une célèbre feria, ici, on dirait une fête de village, avec une arène montée sur la place centrale, des grilles sont montées, les portes des habitations protégées, puis on lâche les taureaux dans l’arène puis le soir dans la rue, tout le monde peu participer et l’ambiance est clairement là, même si je ne cautionne pas vraiment ce genre de pratique, la feria est une part très importante de la culture espagnole.

Le soir arrive, on reprend la voiture direction notre auberge à Igea, petit village de la province de la Rioja, méconnu et pourtant on y trouve un centre de la préhistoire et la région comprend de nombreux sites de recherches archéologique. 20h30, Javier, le propriėtaire, nous attend dans la rue, et nous accueil avec tristesse, l’auberge ferme definitivement le lendemain et nous sommes probablement les seules clients qu’il a eu depuis longtemps.

Les lieux sont déserts, ce soir, nous seront encore les seuls dans l’auberge. La cuisine est fermée déjà mais il nous offre d’utiliser le four du restaurant. Le soir, on bois quelques bières puis il nous rejoint sur la terrasse et nous ouvre le bar en nous disant qu’il faut boire, le contenu du bar ne lui servira plus. Il nous ouvre deux bouteilles de gin.

Ambiance conviviale et alcoolisée sous les étoiles de la Rioja, on apprend que la province, non sans intérêt, souffre de la desertion des touristes et des jeunes partis etudier en ville, les habitants commencent à en souffir de plus en plus, la région se meure.

Jour 2 :
Javier, nous avait promis les meilleures tomates du monde pour le petit déjeuner. 9h il nous amène tous les quatre dans sa voiture, pour aller les ramasser nous même dans son potager. De vraies tomates remplies de soleil, bien en chair, quoi de mieux pour commencer la journée.

Il nous en laisse un sac rempli, avec quelques courgettes, piments, poivrons et noix, pour notre voyage. On s’embarque pour un lieu atypique de la province de Navarra : los Bardenas Reales, zone militaire/touristique lunaire aux allures de western.

On se perd à pied dans les montagnes de sables cristallisé, pour finalement y atteindre le point culminant, une vue impressionnante s’étale sous nos pieds, et les vautours fauves toujours par paire rôdent au dessus de nos têtes.

Il est déjà temps de redescendre pour rejoindre notre prochaine auberge à Pozuelo de Aragón, petit village paumé de la province d’Aragón, oú le centre culturel sert d’auberge de jeunesse. Il n’y a pas de réception, on doit appeller le gérant qui rouspète après nous car le lundi il ne travaille pas après 18h… On est encore les seuls clients, pour une soirée calme et dîner avec les légumes ramasser le matin même.

Jour 3 :
On reprend la route en direction du parc naturel de Moncayo. Le moncayo est le gros cailloux culminant à plus de 2300m, situé derrière Tarrazona, mais nous on va aller dans la partie Est du parc. On croise de noubreux petits villages qui valent le détour le long de la route. On va se poser dans l’un d’eux pour une petite randonnée avec vu imprenable sur la sierra.

La route qui descend vers le Sud, est magnifique, on rempli nous yeux de beauté, on s’arrête à l’inspiration. Puis on arrive à Aniñon, oú on remarque avant même d’y pénétrer le palais/église qui est tout à fait remarquable. Depuis la terrasse de notre auberge, on pourrait presque toucher le mur du clocher.

On tente le dîner au petit restaurant en bas, en choississant des plats qu’on ne comprend pas, nos papilles sont ravies. C’est la dernière soirée ensemble, on en profite.

Jour 4 :
Retour à Madrid, en traînant dans les endroits sympa qu’on croise. On visite notamment la ville de Calatayud, vieille ville fortifiée, surplombée d’un chateau du 9eme siècle aux inspirations arabes. La ville semble être en ruine pas endroit et nous nous perdons dans les petites ruelles qui nous ramenent jusqu’à la plaza de España.

4h30, on dépose Lauren et la voiture à l’aéroport puis on va deguster des tapas dans un quartier très animé, du centre pour achever en beauté ce petit voyage à travers une Espagne méconnue, étonnante et généreuse.