Je ne me contente pas d’exister. J’aime vivre. J’aime ressentir. Je recherche les sensations. Un voyage, ne peut-il pas désigner tout simplement un déplacement ? Et si non, combien de kilomètres de différence suffit-il pour avoir le droit de le nommer? J’entends souvent dire les gens vouloir partir loin, « vivement que je pars de cette campagne », « plus tard je vivrais à l’étranger, je n’sais pas où mais je me casse de ce pays » etc.

Un récit de voyage solidaire par Nia Ltbc

Pourquoi être convaincu d’être plus heureux très loin lorsque l’on ne connait pas encore bien nos alentours ? Vous l’aurez compris, bien que les autres cultures m’intéressent, je reste vagabonder en France. Aussi, les moyens ne pouvant permettre grand déplacement, je reste dans la partie nord. Quoiqu’il en soit, continuons à visiter ce que l’on a en horizon.

Alors je suis partie à Groix, petite île près de ma cher Bretagne. Ce fut un été où Camille et moi avions décidé de rendre pour la première fois visite à notre amie Marie. Nous avions enfin débarqué sur le port. Il faisait chaud avec un ciel sans nuage. Marie nous attendait avec son père.

Aussitôt arrivé chez Marie, nous nous somme présenté à toute sa famille, rangé les valises et pris l’apéritif. Une ambiance très convivial et très chaleureuse. C’est après que Marie nous afficha le plan de la semaine; aller à toutes les plages sympas bien entendu mais aussi aux coin assez sombre de l’île.

Ile de Groix, Bretagne, France

Ile de Groix, Bretagne, France – © Matthieu FAURE

C’était déjà le soir et nous partons nous balader sous le couché du soleil. Marie, que nous avions prise comme guide nous avait amené à un quai où l’on pouvais admirer l’immensité de la mer. Nous voila, trois amies réunies pausé sur des rochers contemplant l’horizon. C’est à ce moment là où j’ai repris conscience. Vous savez ? De l’instant présent, ou vous ressentez ce qu’il se passe vraiment autour de vous. Quand vous êtes heureux pour des choses simples et que vous réalisé qu’en fait, vous êtes juste épanouis.

J’ai voulu resté consciente le plus longtemps possible. Ce soir là, nous avions ris, nous avons dansé en bas des rochers.. Et lorsque le ciel faisait apparaître ses premières étoiles, J’ai demandé à Camille de chanter, de donné sa magnifique voie comme j’aime tant l’entendre.

Je n’aime pas particulièrement Daniel Balavoine mais l’interprétation de Camille m’émerveillais à chaque fois. Alors bien sur, pas d’hésitation pour le choix de chanson. Et J’ai su apprécié chaque seconde, je veux dire, j’aurais tellement pu rester des heures à l’écouter, assise là avec Marie, avec pour seul instrument le doux bruit des vagues et comme éclairage, la lune.. [….]