Road trip en Afrique – Namibie

il y a 1 an par Hugo Lauvergeat
Road trip en Afrique – Namibie

Nous commençons notre voyage en atterrissant dans la capitale Namibienne. Pas le temps de visiter, nous devons récupérer le 4×4 et l’équipement et faire quelques courses avant de partir le lendemain.

Sesriem

Nous partons donc le matin pour Sesriem. La route pour y aller n’est pas goudronnée et nous nous familiarisons donc avec la conduite sur piste. Nous croisons nos premiers animaux, une famille de singes. Nous arrivons en fin d’après-midi à Sesriem, juste à temps pour nous installer et admirer le coucher de soleil qui disparaît derrière les dunes. En effet, ici c’est l’hiver et le soleil se couche à 17h30. Nous y passerons 2 nuits en camping. Le premier jour, nous allons escalader la Dune 45, puis nous nous rendons à Deadvlei, un lac asséché ou les célèbres arbres morts font face à la plus grande dune de Namibie, la Big Daddy

Par manque de temps et de motivation (nous avions déjà gravi la dune 45), nous nous contentons de prendre des photos de la dune Big Daddy et de la Deadvlei. Sur la route, nous commençons à rencontrer la faune Namibienne: des Oryx, des Autruches, des Springboks et des chacals. Nous finissons la journée en montant (difficilement) la Elim dune pour le coucher de soleil.

Sesriem, Death Vlei, Namibie © Mailanmaik
Sesriem, Death Vlei, Namibie © Mailanmaik

Le lendemain, nous visitons le Canyon de Sesriem puis partons direction Swakopmund, ville balnéaire située sur la côte atlantique.

Solitaire-Swakopmund-Cap Cross.

La route de Sesriem à Swakopmund est longue. Nous faisons un stop à Solitaire, une sorte d’air de repos au milieu de nulle part, et surtout dernière station essence avant plus de 230km. Nous goûtons la fameuse Apple Pie de la pâtisserie de Solitaire (qui ressemble en fait à un crumble), nous achetons de la saucisse sèche d’oryx, faisons le plein et reprenons la route.

Nous passons le tropique du capricorne et prenons quelques photos devant le panneau matérialisant le passage de la ligne imaginaire. La dernière partie de la route est très monotone et très longue: une ligne droite sur plus de 100km avec rien que du sable, pas une dune, juste des cailloux et pas un animal en vue. Nous arrivons en fin d’après-midi sur la côte et découvrons l’impressionnant paysage du désert qui rencontre l’océan. Nous dormons en lodge à Swakopmund, sans avoir le temps de la visiter car nous préférons partir tôt pour aller jusqu’à Cape Cross voir la colonie d’Otarie. Le spectacle là-bas, est impressionnant. Sur la plage, sur les rochers et dans l’eau se trouvent des MILLIERS d’otaries. La plage en est noire. Dans l’eau on les voit plonger, sans doute pour attraper des poissons. L’odeur est horrible et leurs cris ressemblent à ceux d’enfants qui pleurent et qui geignent.

Spitzkoppe

Après un rapide passage sur la côte on revient à l’intérieur des terres. Spitzkoppe est un massif rocheux situé dans le Damaraland. On ne savait pas trop à quoi s’attendre en y allant et c’était vraiment spectaculaire. Le terrain est plat et jaillissent de terre des amas rocheux surplombant la plaine de plus de 700 mètres. Nous campons en plein milieu de cette nature, entre les blocs de pierres. Les couleurs sont magnifiques. Nous escaladons quelques rochers, allons voir l’arche de pierre et ici encore nous admirons le soleil se coucher derrière les immenses blocs de granit.

Le lendemain matin, nous allons voir les peintures rupestres datant d’environ 200 ans laissées par les bush mens, accompagné d’un guide du parc. Nous en apprenons plus sur la culture Bushmen et sur les plantes.

Spitzkoppe, Namibie © elvirahattingh1
Spitzkoppe, Namibie © elvirahattingh1

L’endroit abrite de nombreux serpent Black Mambas, mais nous n’en croisons aucun. Nous nous baladons dans les montagnes rocheuses, visitons quelques grottes habitées autrefois par des bushmens, où ces derniers laissèrent des peintures en guise de message pour les groupes de bushmens suivants. L’après-midi nous partons pour Bradberg, un autre massif montagneux où l’on trouve des peintures rupestres datant elles de 3000 ans. Mais, fatigué par la route et la journée étant bien avancée, nous décidons de prendre une après-midi de repos au lodge où nous passons la nuit. D’autant plus que celui-ci est situé à 40km du massif et qu’il faut 1h de marche en plus pour aller voir les peintures. Pas le courage.

Etosha

Nous partons très tôt pour Etosha. Le GPS annonce 4h de route et nous voulons arriver assez tôt pour visiter Etosha l’après-midi. Nous arrivons au camp, situé à une dizaine de kilomètre de l’entrée du parc national.

Ce qu’il faut savoir sur Etosha c’est que c’est immense. Le parc national fait plus de 300 km d’est en ouest et plus d’une centaine de km du nord au sud. Autant vous dire que ça ne se visite pas en un jour. On rentre dans le parc par 4 « portes », et il y a 3 « camps » sorte de petite « ville » barricadées par des grilles où l’on trouve lodge, camps, restaurant, et station essence (toutes les trois en rade de diesel durant notre séjour à Etosha). On peut donc dormir à l’intérieur d’Etosha, dans ces « camps». Ainsi, les clients peuvent observer les animaux boire aux points d’eau, la nuit. Ces points d’eau sont parfois éclairés. Cependant la demande pour y séjourner est forte et très vite, les places ne sont plus disponibles. Dans  ce cas, tout comme nous, il est possible de trouver des places dans les lodges ou camps à proximité du parc national.

Arrivés à notre camp près de la porte sud, nous prenons quelques renseignements, achetons une carte  du parc recensant également les animaux présents à Etosha puis partons en hâte. Nous arrivons à la Anderson’s gate, prenons des entrées pour les 4 jours (nous paierons après à Okaukejuo camp), et nous nous lançons à la recherche des animaux.

Nous croisons des antilopes, des springboks, des zèbres, des chacals, des gnous et enfin des éléphants ! L’après-midi passe très vite et nous devons nous dépêcher de sortir avant le coucher du soleil car les grilles des portes ferment à ce moment-là et il est dangereux (et interdit) d’y passer la nuit. Le Lendemain matin, nous partons très tôt (6h) pour le parc, car, paraît-il, c’est le meilleur moment pour voir les animaux se réunir près des points d’eau. Dès le premier point d’eau, nous tombons sur une lionne et son lionceau, la chance est avec nous!

Lionceaux, Parc Etosha, Namibie © chillervirus
Lionceaux, Parc Etosha, Namibie © chillervirus

Nous passons de points d’eau en points d’eau, croisons d’innombrables zèbres et antilopes, de nombreux oiseaux,  parfois des kudus, autruches, chacals et phacochères. Le midi nous croisons peu d’animaux. Nous continuons l’exploration des points d’eau référencés sur la carte. Certains sont immenses, et attirent des animaux par dizaines, d’autres sont minuscules et aucun animal en vue. Nous rencontrons enfin notre première girafe ainsi que 2 rhinocéros, puis des éléphants. La journée passe vite et l’on doit rentrer. Sur le chemin du retour, nous croisons à plusieurs reprises girafes et éléphants.Les jours qui suivent nous continuons l’exploration d’Etosha et  changeons pour un autre camp situé à côté de la porte Est. Nous croisons de très très près un rhinocéros, apercevons ce qui ressemble à une hyène. Parfois les scènes sont extraoridinaires et magiques. On roule dans la savane, un groupe d’éléphants marche à gauche, des girafes marchent à droite et les habituels springboks, Kudus, zèbres, et autruches bordent la route. Le spectacle de tous ces animaux se côtoyant semble irréel, on se croirait dans un Disney.  Malheureusement nous ne croiserons pas de lions ni d’autres félins mis à part la lionne et le lionceau du premier jour.

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