Crète, comment partir au bout de l’Europe

il y a 1 mois par Sophie P.

Un lundi soir de juillet 2012, dans notre campagne. Les vacances commencent pour nous deux. Cette année nous n’avons rien prévu. Peut-être un petit aller-retour à Paris, voir quelques expositions. Et puis le hasard nous rattrape. Je regarde les voyages, comme ça, pour voir. Et je tombe sur une réelle affaire. Un prix incroyable pour un séjour d’une semaine en Crête.

Spinalonga, île des lépreux, Crète, Grèce © Herbert Aust
Spinalonga, île des lépreux, Crète, Grèce © Herbert Aust

J’en parle à Monsieur. « Super », dit-il ! « on part quand ? ». Hum, voilà justement le problème… on part mercredi matin. De Toulouse. A 700km de là. Donc demain.
Pas raisonnable, impossible, trop difficile, nous n’avons rien de prêt… Tant pis…

Et bien non pas tant pis, nous décidons de laisser le hasard décider pour nous, et nous jouons à Pile ou Face. Pile on reste, Face on part.
Face.
Le lendemain matin nous sommes dans la voiture, direction Toulouse.

Quelques heures plus tard encore, dans l’avion, direction la Crète.

Plage, Seitan Limania, Crète, Grèce © Katarzyna Tyl
Plage, Seitan Limania, Crète, Grèce © Katarzyna Tyl

Nous n’avons jamais pris l’avion, nous ne sommes jamais partis bien loin, et nous voilà dans un avion qui décolle, vers un pays dont nous ne connaissons rien. J’ai fait un crochet par une librairie pour acheter un guide de voyage, que je dévore dans l’avion, consciente qu’une telle non préparation est absolument inconcevable… Tant pis nous verrons bien sur place, après tout il y aura le soleil et la mer, pas de stress.

Pendant tout le temps du trajet, puis de l’attente à l’aéroport et dans le bus, nous imaginons notre hôtel. Pour le prix c’est décidé, il sera sordide et malfamé, perdu dans la campagne loin de tout. Tant pis, après tout il y aura le soleil et la mer, pas de stress.

Le bus nous dépose devant l’hôtel, avec 3 autres couples. Arrivée à la réception, ne parlant pas un mot de grec, je me lance en anglais… Enfin avec les 3 mots d’anglais que je connais. Et là le personnel de l’hôtel se met à me raconter toutes les règles de l’hôtel, me demandant de traduire aux autres… Je ne comprends que la moitié, il fait nuit, mais après tout demain, il y aura le soleil et la mer, pas de stress.

Marina, Chiana, Crète © Jan Claus
Marina, Chiana, Crète © Jan Claus

Ravie tout de même de comprendre que la climatisation est gratuite et non en supplément comme le guide de voyage me l’avait fait craindre. Nous rejoignons notre chambre, la plus au loin, au fond… et découvrons une chambre sans prétention mais de belle taille, avec surtout un balcon qui donne en face sur la mer, et sur le coté sur un champ d’oliviers. Nous y sommes enfin !

Les 6 jours que nous avons sur place file comme le vent. Nous profitons de la mer, du sable, du soleil et de la piscine les deux premiers jours, en touriste plan plan. Les marques sont prises, nous connaissons quelques mots de grec et l’anglais revient, nous partons donc explorer l’île.

Rethymnon d’abord, évitant rapidement les quartiers touristiques pour se perdre dans les petites rues et découvrir un adorable jardin où les locaux font la sieste. Nous partageons un verre avec eux, baragouinant quelques mots d’une langue franco-greco-anglaise, riant surtout…

Fier de cette belle expérience, nous partons le lendemain à l’assaut de la montagne, pour visiter les petits villages loin de restaurants touristiques. Nous découvrons avec plaisir le monastère d’Arkadi où une très très vieille none, mutilée, nous fait visiter les recoins privés, en tentant de nous donner un chaton, adorable bien sûr. Elle aime les français, nous parle en italien, veut tout savoir de nous mais ne dit rien d’elle. Une femme impressionnante et adorable… Le monastère en lui même vaut déjà le coup, mais nous en garderons un souvenir particulier.

Monastère d'Arkadi, Crète, Grèce © Leonhard Niederwimmer
Monastère d'Arkadi, Crète, Grèce © Leonhard Niederwimmer

Nous rejouons les touristes modèles pour visiter le site de Knossos, à coté d’Héraklion. Un site sans nul doute admirable, mais noir de monde, trop c’est trop malheureusement.

Un petit peu de mer tous les soirs, avec un vent terrible et des vagues énormes et puis déjà il est temps de repartir, reprendre l’avion, dire adieu au soleil, retourner dans notre campagne. Réchauffés pour tout l’hiver, des souvenirs pleins les yeux et le coeur.

Récit de voyage en Crète par Sophie. Issu du concours récits de voyage de la page Facebook de Tangka Voyages

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