Le Sahara est mystique

PAR SAMIA PIÉTRYGA

Nous sommes parties en Tunisie entre copines. Un beau séjour à la plage de Djerba à profiter du soleil, de la mer et de la piscine. Le plaisir de déambuler dans les souks rien que pour le plaisir des yeux : poteries aux multiples couleurs, dattes appétissantes, olives brillantes, minéraux et bijoux artisanaux, babouches, sacs en cuir… Il y en a pour tous les goûts.

Mais que serait la Tunisie sans son désert ? Cette immensité de sable a quelque chose d’attirant mais aussi d’effrayant. Le Sahara est mystique. C’est à dos de dromadaire que nous y avons fait un bout de chemin.

Sous une chaleur accablante et vêtus comme des Touaregs, emmitouflés dans la tête aux pieds, nous avons parcouru le désert. Il fallait se protéger le corps des rayons du soleil nocifs. Seuls nos yeux étaient découverts.

Le dromadaire s’abaisse pour nous laisser monter et quand il se relève, on ne peut s’empêcher de pousser un petit gémissement de crainte. La peur de tomber ! Normale quand c’est la première fois. On s’accroche bien car c’est assez haut malgré tout.

Le dromadaire avance lentement, il machouille en même temps. Cela nous permet d’admirer l’horizon, de ressentir ce léger vent sur nos visages. Les animaux se suivent un à un. On dirait que l’on part pour une expédition de plusieurs jours. On ne sait pas où l’on va. C’est le silence. Un silence absolu. On entend juste les maîtres des dromadaires s’échanger quelques mots en arabe.

Le dépaysement total. Du sable à perte de vue. De petites dunes. Et puis ce silence encore… Mais comment font-ils pour se repérer ?
On a l’impression d’être perdus. Mais non. Voilà que l’on dirige vers notre point de départ. On a fait une boucle sans s’en rendre compte.

Cette heure passée en Touareg a été une aventure particulière. Les sensations éprouvées dans le désert sont uniques. La prochaine fois, on passera une nuit dans une tente berbère à observer les étoiles. On a hâte d’y être !