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Voilà l’extrême bout de l’Europe. Perdues en plein Atlantique, des îles tapissées de fleurs, à la chaleur tempérée par les alizés, dont la végétation luxuriante s’épanouit parmi les pierres de lave des anciens volcans. Pendant des siècles, les galions chargés d’or et d’épices y firent escale au retour des Amériques ou de la lointaine Asie.

Ces terres portugaises du grand large font aujourd’hui, hiver comme été, le bonheur des amateurs de détente, de paysages grandioses et du rythme tranquille de la vie d’autrefois. A 700 km des côtes du Sud marocain, Madère conjugue les douceurs tropicales et les griseries de la vraie montagne.

Depuis Funchal, ses hôtels de prestige et ses splendeurs d’art colonial, on passe, en moins d’une heure, des bananiers et des hibiscus de la bande côtière à des villages accrochés aux pentes vertigineuses et à des pics frisant les 1 900 m d’altitude, où se déchirent des nuages fantomatiques.

Un peu plus au nord, à la hauteur de Lisbonne, mais 1 300 km plus à l’ouest, l’archipel des Açores égrène, sur 600 km de longueur, ses neuf îles hérissées de volcans éteints. L’austérité du basalte s’y marie avec la douceur des massifs d’hortensias. Des églises baroques aux façades immaculées voisinent avec de mystérieux lacs de cratère.

La plus grande montagne du Portugal, le Pico, domine de ses 2 351 m l’un des paysages les plus majestueux de l’Atlantique. Maintenant qu’y ont éclos bonnes routes et hôtels agréables, les Açores et leur fameux anticyclone échappent enfin au seul domaine des météorologues.

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