Tangka.com : Découvrir le monde et partir

Contactez-nous au 01 45 65 91 92

3 - Géographie


Environnement

Ile paradisiaque - République dominicaine © Ronald Saunders

Les parcs nationaux

Les beautés naturelles de la République Dominicaine sont protégées grâce à l’établissement de quelques 12 parcs nationaux. Parmi eux, un parc marin constitué de cinq réserves scientifiques et d’une réserve naturelle. On trouve des parcs nationaux dans tout le pays et chacun protège un environnement naturel bien particulier.

De plus en plus, les Dominicains s'efforcent de permettre aux visiteurs de les découvrir, mais tous les parcs ne sont pas faciles d'accès. Des parcs comme Los Haïtises, près de Samanà et Armando Bermudes autour du Pico Duarte commencent à s’ouvrir et certaines agences y organisent des excursions. Mais d'autres parcs, situés plus loin des villages touristiques, sont souvent fermés et aucune activité n'y est organisée.

Ces derniers sont d'autant plus difficiles à visiter qu’ils possèdent peu ou pas de sentiers balisés. Il convient donc d’être très prudent en partant seul à la conquête de ces espaces sauvages. En outre, pour pénétrer dans ces parcs, il est théoriquement indispensable d’être en possession d’un permis émis par le Service des parcs. Cependant les parcs ne sont pas tous bien surveillés… Il est également possible de se procurer le permis sur place. Mais alors, l'organisation est souvent déficiente et il n'est pas toujours aisé de trouver le responsable !

La dégradation des fonds marins

Les récifs de coraux se développent grâce à des organismes minuscules les coelentérés qui sont sensibles à la pollution de l’eau. Or la pollution liée aux fortes teneurs en nitrates dus aux engrais, intensifie le développement d’algues qui étouffent littéralement les coraux par phénomène d’eutrophisation.

L’eutrophisation est une forme naturelle de pollution de certains écosystèmes aquatiques qui se produit lorsque le milieu reçoit trop de matières nutritives assimilables par les algues et que celles-ci prolifèrent. Les principaux nutriments à l’origine de ce phénomène sont le phosphore contenu dans les phosphates et l’azote contenu dans l’ammonium, les nitrates, et les nitrites. Stimulées par l’apport de ces nutriments, certaines algues croissent et se multiplient de manière excessive. Cette croissance s’effectue dans les couches d’eaux superficielles car les végétaux ont besoin de lumière pour se développer. Ces algues en excès conduisent, lorsqu’elles se décomposent, à une augmentation de la charge naturelle de l’écosystème en matières organiques biodégradables. Dans les profondeurs, là où les algues mortes viennent se déposer, les bactéries aérobies qui s’en nourrissent prolifèrent à leur tour, consommant de plus en plus d’oxygène.

Or, en l’absence d’une circulation suffisante des eaux, les bactéries finissent par épuiser l’oxygène des couches d’eaux profondes. Elles ne peuvent plus dégrader toute la matière organique morte et celle-ci s’accumule dans les sédiments. Une telle situation, lorsqu’elle se produit, s’aggrave encore lorsqu’il fait chaud comme ici dans les Caraïbes, car la solubilité de l’oxygène dans l’eau comme celle de tous les gaz diminue lorsque la température augmente.

Ce processus naturel peut s’étaler sur des siècles et parfois sur de plus longues périodes. Mais l’eutrophisation peut être fortement accélérée par l’apport d’effluents domestiques, industriels ou agricoles et conduire à la mort de l’écosystème aquatique en quelques décennies voire en quelques années. Le diadema, cet oursin noir pourvu de longues aiguilles qui vit sur les récifs, se nourrit d’algues et joue un rôle majeur dans le contrôle de leur expansion.

En 1983, une épidémie aurait frappé bon nombre de ces oursins peuplant les fonds des Caraïbes, mettant en péril par voie de conséquence la survie de certains récifs. Depuis, des chercheurs ayant prouvé l’importance des diademas dans l’équilibre de l’écosystème, ont largement contribué au repeuplement cette espèce sur certains récifs.
Chapitre précédent Chapitre suivant