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Pest : l’île Marguerite (Margitsziget), autour du centre ville

View from Gellért Hill © Richard Gould

L’île Marguerite (Margitsziget)

Longue de 25 km, l’île est un havre de paix dans lequel le citadin peut trouver refuge rapidement et à tout moment. Pas un seul engin motorisé n’est toléré dans les 96 ha de sa superficie. Au milieu du XIXe siècle, pour se rendre dans cet espace vert, les Budapestois fortunés, amateurs des bains et du casino, prenaient le bateau. Une fois sur place, ils se déplaçaient à bord d’un tramway tracté par un cheval. L’île, aujourd’hui accessible en marchant ou par bus depuis le centre-ville, via les ponts Marguerite et Arpád, accueille désormais les amateurs de sport et de nature !

Chemins cachés

Côté Pest, les bustes des plus grands artistes hongrois ornent la promenade qui longe la Roseraie, les ruines d’un couvent dominicain du XIIe siècle, un amphithéâtre en plein air et une curiosité architecturale haute de 52 m : le Château d’eau (Víztorony). Construit entre 1907 et 1911, ce bâtiment est aujourd’hui protégé par l’Unesco. Un peu plus loin, juste devant la chapelle Saint-Michel, un ensemble de petits chemins s’entrecroisent. Il s’agit de la grande clairière (Nagyrét). Selon l’âge et l’envie, elle peut à la fois servir d’immense aire de jeu, de pique-nique ou de bronzage. A l’extrême nord de l’île, une curiosité mérite le détour : la fontaine musicale. D’autres bonnes surprises attendent le promeneur. En prenant l’un des petits chemins qui mènent au centre de l’île, et en se laissant guider par le chant d’une cascade, il découvrira un superbe jardin japonais. Les poissons dorés de son étang et les espèces rares de fleurs aquatiques l’inviteront à la contemplation. A proximité bat le cÅ“ur de l’île. C’est dans cette zone, la plus fréquentée, que se dressent un hôtel thermal, bâti à l’emplacement des anciens bains, le grand hôtel Margitsziget à l’architecture néoclassique et les bains Palatinus.

Suivez le guide !
Pour une exploration originale, on peut, sur place, louer des bringos (espèces de karts à pédale).

Palatinus strand (bains Palatinus)

Ouvert de mai à août tlj de 8 h à 19 h (de 10 h à 18 h du 1er au 12 septembre).
Ces bains étant très prisés des Budapestois qui raffolent de ses bassins, il est vivement recommandé de s’y rendre de bonne heure.

L’île des Lapins

Au tout début du Moyen Age, on l’appelait l’île des Lapins car elle servait de terrain de chasse. Plus tard, on la baptisa, plus sobrement, l’île du Danube. Quand les aristocrates eurent bâti leurs luxueuses villas, elle porta le nom d’île des Seigneurs. C’est à Marguerite, fille du roi Béla IV, que l’on doit son nom actuel. Après les invasions mongoles, le roi jugea bon de mettre sa princesse en sécurité dans le couvent des sœurs dominicaines. Plus tard, il tenta de lui imposer de se marier avec le roi de Bohème. Elle préféra se cloîtrer définitivement dans le couvent jusqu’à sa mort, en 1271. Elle fut sanctifiée quelques années plus tard.

Magyar Hajós Alfréd Sportuszoda (piscine Alfred-Hajos)

Ouvert de mai à septembre de 6 h à 17 h du lundi au vendredi et de 6 h à 18 h samedi et dimanche. Ouvert d’octobre à avril de 6 h à 16 h du lundi au vendredi et de 6 h à 18 h les week-ends.
C’est dans cette piscine olympique que s’entraînent les nageurs de haut niveau et où sont organisées les compétitions. En dehors de ces grands événements, l’établissement est accessible au public.
Autour du centre-ville

autour du centre ville.

Kerepesi temetõ (cimetière Kerepesi)

VIIIe arrondissement, Fiumei út 16. Métro 2 jusqu’à la gare de l’Est.
On dit qu’il s’agit du meilleur parc de la ville. En tout cas, la visite se justifie simplement en raison de l’architecture des mausolées et de certaines pierres tombales. Sur place, il est conseillé de se procurer un plan du cimetière, indispensable tant l’endroit est gigantesque. En exagérant un peu, l’histoire moderne de la Hongrie se lit sur les tombes. Le carré des victimes de 1956 est divisé en deux : une partie où reposent les révolutionnaires et une autre réservée aux pro-Soviétiques. Plus loin se dresse le Panthéon des travailleurs. Sur ce monument jadis bien entretenu et toujours fleuri était inscrit en lettres d’or : « Ils ont vécu pour le Peuple et le Communisme ». L’inscription est toujours lisible, mais elle a perdu de son éclat. A proximité repose János Kádár. L’ancien Premier ministre socialiste décéda en 1989. Sa tombe est au moins aussi fleurie que celle de József Antall, premier chef de gouvernement de la Hongrie démocratique, mort en 1993. Les plus beaux monuments du cimetière ont été érigés pour des grandes figures du XIXe siècle : Ferenc Deák, artisan principal du compromis de 1867 qui accorda plus d’autonomie à la Hongrie, et le Premier ministre indépendantiste de 1848, Lajos Batthyány. La tombe de Lajos Kossuth, figure de proue de la Réforme, est gardée par deux pumas. Le cimetière juif jouxte le Kerepesi temetõ. On y accède par la rue Salgótarjáni. Ici reposent un grand nombre d’industriels.

Vasúttörténeti Park (parc d’Histoire du rail)

Pest, XIVe arrondissement, Tatai út 95, bus 30. Ouvert du mardi au dimanche, de 10 h à 18 h.
Cette exposition unique propose de faire découvrir les vieilles machines à vapeur, les anciennes voitures de train. On peut faire pivoter une immense locomotive d’exposition à la force du bras ou carrément en conduire une autre, avec une assistance bien sûr.

Wekerle-telep (cité-jardin Wekerle)
Pest, XIXe arrondissement, métro 3 Hatúr út, bus 99, 194.
Mille maisons et une place. La citéjardin a des allures de village. Pas étonnant : le bourg n’a été intégré à Budapest qu’en 1949. En fait, Wekerle, du nom du président du conseil municipal de l’époque, est l’unique réalisation du plan d’urbanisation élaboré dans la première partie du XXe siècle. L’ensemble est sorti de terre entre 1908 et 1924 d’après les plans de Károly Kós. Il devait répondre au gros besoin de logements de l’époque en fournissant à 20 000 ouvriers de la ville un foyer confortable et moderne. Bien que les maisons soient différentes les unes des autres, il se dégage de l’ensemble une unité de style. Tous les éléments : les couleurs vives, les détails ornementaux, la charpente transylvanienne en bois, à l’ancienne, confèrent à la cité un cachet original, en harmonie avec la nature. D’ailleurs, le quartier devient à la mode. A voir : les portes sculptées aux quatre coins de la place Károly Kós.

Suivez le guide !
Après une longue marche, faites une halte dans l’un des nombreux restaurants ou bars des jardins. Les soirs d’été, les concerts y sont fréquents.

Suivez le guide !
Visitez l’un des nombreux bar-ruins très populaires du centre ville à Pest : Dürer kert (Jardin de Dürer), Instant, Kuplung, Mumus ou Szimpla kert.

Budafok

Buda, XXIIe arrondissement.
Un réseau de galeries souterraines d’au moins 100 km court sous cette partie de la ville. Si déjà les Romains s’y étaient installés, il fallut attendre le XVIIIe siècle pour la voir prospérer grâce à l’arrivée d’une communauté allemande qui développa l’activité viticole du village. Les amateurs de vin apprécieront la visite des caves de Budafok, de l’usine de vin pétillant torley, fleuron national fondé en 1882. La dégustation est incluse dans le programme qui comprend, aussi, une visite des caves.

Szoborpark (parc des Statues)
XXIIe arrondissement, Balatoni út, à l’angle de la rue Szabadkai, bus 14, 114, 50. Ouvert tlj de 10 h à la tombée de la nuit. Entrée payante.
A l’entrée, un vieux transistor diffuse les chants patriotiques d’une époque révolue. Dans son enceinte, quelques jeunes touristes déambulent entre Lénine, Marx, Engels, et tous ces travailleurs stylisés par le réalisme soviétique. Jusqu’en 1989, ils trônaient fièrement sur les principales places de la ville. Depuis la chute du mur de Berlin, ils reposent dans ce « cimetière des éléphants », à la périphérie de la ville.

Nagytétényi Kastélymúzeum (musée du château Nagytétény)

XXIIe arrondissement, Kastelypark utca 9-11, bus 3. Ouvert du mardi au dimanche de 10 h à 18 h (de 10 h à 16 h du 1er novembre au 14 mars). Entrée payante.
Ce palais baroque de la fin du XVIIIe siècle a été bâti sur les ruines d’une ancienne demeure gothique du XVe siècle. Aujourd’hui rattaché au musée des Arts appliqués, il présente une remarquable collection de meubles anciens allant du XVe au XIXe siècle.
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