5 - Religions
La France, un Etat laïc
La République française est un état laïc et la société française est officiellement une société religieusement pluraliste.
Une longue laïcisation
Si ses fondements datent de la Révolution française (1789), ils ne seront entérinés que quelques années plus tard. Napoléon Bonaparte, en 1804, fit rédiger le code civil qui ne contient aucune prescription religieuse. Mais il faudra attendre encore un siècle pour que la séparation des Eglises et de l'Etat ne devienne effective. (décembre 1905).
La laïcité est une caractéristique constitutionnelle, elle a été inscrite pour la première fois en 1946 avant d'être confirmée douze ans plus tard, lors de l'instauration de la Ve République. L'article 1 de la Constitution actuelle, stipule que : " La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances."
La liberté de conscience et de culte
Selon l'article 18 de la déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen : " Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites."
En France, toutes les confessions religieuses sont donc représentées. Si la religion catholique fait le plus d'adeptes avec 81, 4 % de la population soit un peu plus de 47 millions d'habitants, la religion musulmane avoisine les 7 %, le pays compte ainsi 4 millions de pratiquants. Arrivent ensuite, les Protestants avec 950 000 fidèles, soit 1, 64 % de la population française, les Juifs qui sont environ 750 000, soit 1, 29 % des Français. Et dans une moindre mesure la France compte 400 000 Bouddhistes (0, 68 %) et 200 000 Orthodoxes (0, 34 %). Reste 4, 7 millions (8,12 %) personnes adeptes des autres religions. Petite anecdote, la France ne s'est jamais totalement coupée de son long passé religieux et principalement catholique. Ainsi, si une certaine neutralité est recherchée dans le domaine public, la III e République renforça pourtant, les fêtes « d'obligation catholiques ». Ainsi, le lundi de Pâques et le lundi de la Pentecôte ont été ajoutés au calendrier des jours fériés. (En plus des jours de Noël, Ascension, Assomption et Toussaint). A contrario, les autres religions n'ont pas vu leurs fêtes officiellement prises en compte. Sauf à titre d'autorisations individuelles d'absences pour fonctionnaires, agents publics et élèves.


