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Copenhague : Fiolstræde et le Quartier latin, Strøget, Nyhavn, Frederiksstaden

Copenhague - Amalienborg © Lilly Darma

Fiolstræde et le Quartier latin

Entre Nørreport et Vimmelskaftet, station Nørreport.
Connue pour la vieille université qui s’ouvre sur la place de la cathédrale Vor Frue (Notre-Dame), Fiolstræde est empreinte d’un charme désuet. Ses librairies de neuf et d’occasion qui occupent les caves et entresols des maisons, ses cafés d’étudiants et ses petites boutiques en font une rue pittoresque, préservée de la circulation.

Vor Frue Kirke (cathédrale Notre-Dame)
Nørregade 8, station Nørreport. Ouvert du lundi au samedi de 8 h à 17 h, dimanche de 8 h à 19 h. Office quotidien à 8 h 10, nocturnes jeudi et vendredi de 20 h à 00 h 30 et dimanche de 19 h à 23 h.
La première cathédrale de Copenhague est construite en 1209. Détruite par les bombardements anglais en 1807, elle est reconstruite sous sa forme actuelle en 1829 par l’architecte C.F. Hansen. C’est le sculpteur Thorvaldsen qui est à l’origine du Christ et du baptistère formé comme un coquillage. L’anecdote raconte que les sculptures des apôtres auraient dû être placées dans des niches que l’architecte avait conçues à cet effet. Thorvaldsen a fait en sorte que les sculptures ne puissent pas y entrer, ce qui obligea C.F. Hansen à combler les orifices. Sur le bas-relief de l’obélisque qui fait face au parvis de la cathédrale, une frise aux motifs grivois représente les tentations auxquelles furent soumis les sept premiers évêques protestants de l’Eglise danoise.

Les ruelles du Latiner kvarter (Quartier latin)
L’ancien quartier populaire traditionnellement surnommé « Pisserenden » (la pissotière), aux rues étroites et colorées, est aujourd’hui très recherché et les appartements anciens s’y vendent à prix d’or. La proximité de l’université en fait le lieu de rencontre des jeunes et des intellectuels de Copenhague. C’est un endroit plein de charme où les petites rues, les arrière-cours à colombages et la patine des façades aux couleurs vives invitent à la flânerie. On peut s’amuser à rechercher les boulets de canons des bombardements anglais de 1807 dans les façades de Sankt Gjertruds Stræde, les murs de l’église Sankt Petri, ou encore dans la cour de la vieille université car c’est là qu’on y enseignait la langue de Cicéron.

Gråbrødretorv (place des Frères-Gris)
Entre Skindergade et Niels Hemmingsensgade, station Nørreport.
Apparue après la destruction du cloître de l’ordre des Frères gris qui l’occupait de 1238 à 1530, cette place pavée est un lieu de repos et de restauration très apprécié des promeneurs. De nombreux restaurants aux spécialités variées y accueillent les touristes ou les hommes d’affaires. Le vieux platane au centre de la place invite les passants fatigués à s’abriter du soleil tandis que, l’hiver, ses branches décorées de milliers de lumières donnent à la place une atmosphère de conte de Noël. Les maisons qui bordent Gråbrødretorv à l’est et au sud, appelées brændehuse (maisons d’incendie), sont caractéristiques des constructions réalisées après l’incendie, de 1728, avec un frontispice surmonté de combles à pignon. On reconnaît en revanche le classicisme du XIXe siècle sur les façades de celles situées à l’ouest et au nord, les bâtiments actuels étant postérieurs aux bombardements anglais de 1807.

Det gamle Universitet (ancienne université)
Nørregade 10, station Nørreport.
Fondée en 1479 par Christian Ier, l’Université de Copenhague comprend alors les facultés de théologie, de droit, de médecine et de philosophie. Elle en compte six aujourd’hui qui sont divisées en plus de 100 filières différentes et elle accueille plus de 35 000 étudiants. La partie qui a son entrée sur la place de la cathédrale est désormais réservée à l’administration, l’enseignement étant dispersé selon les facultés aux quatre coins de la ville. L’aigle qui symbolise la pensée et le savoir sur plombe l’entrée de l’ancien bâtiment, accompagné de ces mots : Colestem Adspicit Lucem (« Il contemple la lumière céleste »).

Sankt Petri Kirke (église allemande Saint-Pierre)
Sankt Pedersstræde 2, station Nørreport. Ouvert du mardi au vendredi de 11 h à 15 h, samedi de 12 h à 15 h. Entrée payante. Office en allemand le dimanche à 11 h.
Sankt Petri, la plus ancienne des églises médiévales de Copenhague a été totalement restaurée de 1994 à 1999. Elle est aujourd’hui à nouveau ouverte au public. Mise à disposition des sujets germanophones du roi Frederik II en 1585, elle est restée le lieu de rassemblement des Allemands de Copenhague. Ses caveaux sont une curiosité parmi les églises scandinaves qui n’en sont jamais pourvues, et on y trouve le tombeau de Johann Friedrich Struensee (1737-1772), médecin du roi fou Christian VII et amant de la reine Caroline Mathilde, condamné à mort pour abus de pouvoir et crime de lèse-majesté.

Strøget

De Rådhuspladsen à Kongens Nytorv.
Perpendiculaire à Købmagergade, l’axe piétonnier qui relie l’hôtel de ville à Kongens Nytorv est le lieu de shopping privilégié des touristes. C’est aussi un bon repère pour s’orienter dans la vieille ville qu’il traverse de part en part. Son parallèle Kompagnistræde qui se prolonge en Læderstræde est néanmoins beaucoup plus authentique et plus charmant.

Suivez le guide !
Sous le toit à l’angle de Rådhuspladsen et de Jernbanegade, un baromètre de bronze annonce joliment la couleur du ciel par la tenue d’une jeune cycliste.

Rådhuspladsen (place de l’Hôtel-de-Ville)
Le bâtiment, construit entre 1892 et 1905 par l’architecte Martin Nyrop, est inspiré de l’hôtel de ville de Sienne, en Toscane. Sa façade est ornée d’une statue dorée de l’évêque Absalon, et de multiples détails rappelant à la fois les motifs vikings - comme les chevrons qui donnent à la façade son singulier effet de perspective - et la Renaissance italienne.
La place en forme de coquillage était jusqu’en 1996 encombrée de voitures et de bus. Depuis la construction du terminal de bus qui oppose à l’édifice de briques rouges son profil de verre noir, les piétons ont réinvesti l’espace. Très animé, le parvis est le théâtre de la plupart des manifestations sociales. Et ces saucisses qu’on vend dans de petites camionnettes à bras y sont légion pour les noctambules. Les façades des immeubles qui encadrent la place sont animées de nombreuses inscriptions publicitaires en lettres lumineuses. Une pratique d’ordinaire bannie des paysages urbains danois qui a fait couler beaucoup d’encre, mais qui n’en est pas moins un symbole de la prospérité économique de Copenhague.

Vesterport (porte Ouest)
Ved Vesterport.
A l’angle de Rådhuspladsen et de Vestergade se dressait jusqu’en 1668 la porte Ouest de la ville d’Absalon, la rue étant alors la voie d’accès au centre, peuplée de tavernes et d’hostelleries. Elle a gardé son incurvation d’origine, malgré les reconstructions successives dont elle a fait l’objet. Au bout de Vester Voldgade, on trouve la ruine de la tour de Jarmer, seul vestige des remparts détruits en 1885. Le siège du quotidien Politiken, à l’angle de Vestergade, se trouve sur le lieu de départ de l’incendie qui en 1728 ravagea 40 % de la ville, détruisant 1 670 maisons.

Politikens Hus (immeuble de « Politiken »)
Rådhuspladsen 37.
Lieu symbolique et chargé d’histoire, l’immeuble du quotidien Politiken est ouvert au public et accueille des expositions dans le hall d’entrée. Les grafiske særtryk, des reproductions de tableaux sélectionnés chaque année depuis 1980, sont également en vente dans le hall à des prix très raisonnables. Au sous-sol, une librairie de neuf et d’occasion propose un grand inventaire d’ouvrages et de cartes sur le Danemark.

Nationalmuseet (musée national)
Ny Vestergade 10, station Kongens Nytorv. Ouvert du mardi au vendredi de 10 h à 17 h. Entrée gratuite pour les moins de 16 ans. Entrée libre le mercredi.
Les différentes parties du musée retracent l’histoire du royaume par tranches historiques, chacune d’elles faisant l’objet d’une exposition distincte : la préhistoire, le Moyen Age et la Renaissance, et enfin de 1660 à nos jours. Des parties thématiques présentent aussi une collection numismatique, des trésors de l’Antiquité, des objets et musiques du monde, ainsi qu’une exposition ethnographique. Une partie du musée est consacrée spécialement aux enfants à partir de 7 ans qui peuvent y suivre l’histoire du Danemark grâce à des expositions interactives mettant à leur disposition des copies d’objets exposés ou des ateliers.

Kongens Nytorv (la Nouvelle Place du Roi)
Station Kongens Nytorv.
Construite en 1670 par Christian V sur l’ancienne porte orientale de la ville, la place tient son nom du quartier, alors appelé Ny-København (Nouvelle Copenhague), qui était né du projet d’urbanisme par lequel Christian IV avait doublé la surface de la ville médiévale d’Absalon. La statue équestre de Christian V au centre de la place date de 1688. Elle est l’œuvre du sculpteur français Abraham César l’Amoureux. Quant aux bas-reliefs qui l’entourent, ils sont de Claude du même nom, et représentent Alexandre le Grand (la noblesse et le courage), Hercule (la force), Artémise d’Halicarnasse (la vertu et l’honneur) et enfin Minerve (la sagesse).

Det kongelige Teater (théâtre royal)
Kongens Nytorv 9, station Kongens Nytorv. Ouvert aux visites le dimanche à 11 h. Entrée payante. Réservation obligatoire au             (00 45) 33 69 69 69      . Pour les groupes : lundi, samedi à 9 h 30, 10 h, 16 h 30, 17 h. E-mail : kath@kgl-teater.dk.
Face à l’ambassade de France qui se situe au n°nbsp;4, l’imposante façade Renaissance du Théâtre royal arbore ses dorures fastueuses et son balcon à colonnade. De part et d’autre de l’escalier, les bronzes d’Adam Oehlenschläger (poète et dramaturge, 1779-1850) et de Ludvig Holberg (dramaturge, 1684-1754), accueillent le public. Inauguré en 1874, le théâtre a une capacité de 1 500 places. Dans sa loge royale, on peut parfois apercevoir les membres de la famille des Glücksbourg lorsqu’ils viennent assister aux représentations. Le théâtre royal de Copenhague est la scène la plus importante de Scandinavie après le nouvel opéra construit sur Dokøen (l’île des Docks) à l’initiative de Mærsk Mc-Kinney Møller.

Charlottenborg
Kongens Nytorv 1, station Kongens Nytorv. Ouvert tlj de 10 h à 17 h, mercredi jusqu’à 19 h. Entrée payante. Visites guidées dimanche à 14 h.
Initialement bâti pour le demi-frère du roi Christian V, le général Gyldenløve en 1683, le palais est acheté en 1700 par la veuve de Christian V, Charlotte Amalie qui lui donne son nom. Le palais est ensuite attribué à l’Académie royale des Arts. L’aile sud a été occupée par des peintres célèbres comme Abildgaard et Eckersberg, qui y ont eu leur résidence principale. En 1883, une aile destinée aux expositions est ajoutée au bâtiment.

Nyhavn (nouveau Port)

Station Kongens Nytorv.
Le canal du vieux port, baptisé « nouveau port » par opposition à celui de Slotsholmen, est creusé en 1671 par les soldats de Christian V pour faciliter l’accès aux bateaux de marchandises depuis le nouveau centre. Les quais pavés qu’occupent aujourd’hui les terrasses des restaurants sont construits dans les deux années qui suivent, aux frais des propriétaires en échange du terrain que le roi leur attribue gratuitement. On les distingue à l’époque l’un de l’autre par leur fréquentation : le premier solsiden (ou côté au soleil) dont la réputation de quartier chaud perdure jusqu’aux années 1950, et le second den pæne side (ou côté « comme il faut ») était le lieu de promenade de la bonne bourgeoisie. Aujourd’hui, les anciennes maisons closes abritent des cabinets d’architectes ou des appartements très côtés et les tavernes qui accueillaient les marins ont été transformées en restaurants.

Maisons de marchands et docks du port
Nyhavn et Kvæsthusgade, station Kongens Nytorv.
Sur les façades, quelques enseignes ont été conservées et ajoutent au charme pittoresque des vieilles maisons, comme le scaphandre au 1 de Kvæsthusgade, l’emblème du marchand de thé et de porcelaine au n° 15 de Nyhavn (le 8 est le n° d’immatriculation de l’établissement), ou encore celui du fabricant de boussoles au n° 65. Dans les années 1930, la maison du marchand de porcelaine est le siège de « l’Internationale » des marins et dockers. C’est de là que s’organise la fuite en Suède des Juifs et des opposants au nazisme pendant la Seconde Guerre mondiale. La plus ancienne maison de Nyhavn est celle des architectes de luminaires Louis Poulsen & Co. Construite en 1681, elle a survécu à tous les incendies depuis 1728, et porte encore l’emblème de la raffinerie de sucre qui l’occupait en 1754. Au bout du quai nord, 71 Nyhavn Hotel est aménagé dans un ancien dock de 1805. Des poulies servant à hisser les marchandises surplombent encore les pignons de la façade. Les docks aux nos 4 et 6 de Kvæsthusgade sont aujourd’hui transformés en bureaux et en appartements.

Frederiksstaden (cité de Frederik)

Délimitée par Bredgade, Skt Annæ Plads, Toldbodgade et Esplanaden, station Kongens Nytorv.
A l’occasion du 300e anniversaire du règne des Oldenbourg, Frederik V décide en 1748 de doter Copenhague d’un quartier supplémentaire au nordest de Kongens Nytorv : Frederiksstaden, comme il l’appelle, est réalisé par le maître du rococo et rival de Laurids de Thurah, l’architecte Nicolai Eigtved (1701-1754).

Amalienborg (château d’Amalienborg)
Entre Amaliegade et Amalienborg Slotsplads. Visites guidées samedi et dimanche à 11 h 30 et 14 h 30, de juillet à septembre. Entrée payante.
Dessiné en 1749 et achevé au début des années 1750, le château est un modèle de l’art rococo. Il est destiné à l’origine aux familles de la cour, mais Christian VII le rachète en 1794, au moment où l’incendie de Christiansborg laisse la famille royale sans domicile. Amalienborg est composé de quatre palais identiques disposés autour d’une place octogonale. Aujourd’hui, la famille royale occupe le château pendant les mois d’hiver. La statue équestre de Frederik V qui orne la place centrale est l’œuvre du Français Jacques-François-Joseph Saly. Sa réalisation dura vingt ans (1754-1774), mais le résultat est aujourd’hui considéré comme un chef-d’œuvre.

Christian VIIIs Palæ (palais de Christian VIII)
Amalienborg Slotsplads. Ouvert tlj de 10 h à 16 h. Entrée payante. Visites guidées en français pour les groupes.
Au rez-de-chaussée du bâtiment se trouve la seconde partie d’une exposition sur les collections royales qui commence au château de Rosenborg. Tandis que celui-ci couvre la dynastie des Oldenbourg, on peut suivre dans les salons du palais de Christian VIII la période de 1863 à 1972 qui est marquée par le règne des Glücksbourg : Christian IX, Frederik VIII, Christian X et Frederik IX.

Amaliehaven (jardins d’Amalienborg)
Entre Toldbodgade et Larsens Plads.
Offert aux Danois par Mærsk Mc-Kinney Møller et inauguré en 1983, le parc du bord de mer est conçu par le paysagiste belge Jean Delogne. Il est ouvert au public toute l’année et offre une jolie vue sur l’enfilade de la fontaine, de la statue et de l’église de Marbre. Le sculpteur italien Arnaldo Pomodoro est à l’origine des colonnes qui entourent la fontaine et qui accentuent l’effet de perspective.

Marmorkirken (église de Marbre)
Frederiksgade 4, station Kongens Nytorv. Ouvert du lundi au jeudi de 10 h à 17 h, du vendredi au dimanche de 12 h à 17 h. Entrée libre. Coupole ouverte samedi et dimanche de 13 h à 15 h. Entrée adultes payante.
En 1749, Frederik V pose la première pierre de Frederikskirken, plus connue sous le nom de Marmorkirken. Prévue dans les plans d’Eigtved en marbre de Norvège massif, sa construction est interrompue par la mort de l’architecte en 1754. Nicolas-Henri Jardin récupère le chantier, lui faisant prendre de telles proportions que l’achèvement est repoussé à 1770. Les murs sont alors élevés à 10 mètres du sol, mais ils restent sans toit jusqu’en 1874, lorsque le financier Carl Frederik Tietgen reprend le projet en main. C’est sous la direction de l’architecte Ferdinand Meldahl que l’église est achevée en 1894.

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