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4 - Se déplacer d'île en île

Les Saintes

Plage de Pompierre - Les Saintes © Jeremy Quinn

Services réguliers par bateaux entre Pointe-à-Pitre et Terre-de-Haut en 30 min.

A une dizaine de kilomètres au sud de la Guadeloupe, les Saintes constituent un véritable Eden pour qui aime paresser sur la plage sous un soleil de plomb.

Rappel historique

Cet archipel miniature de huit îles et îlots est ainsi baptisé pour avoir été repéré par Christophe Colomb début novembre 1493. Pour honorer la Toussaint, il le désigna sous le nom de Los Santos. Près de deux siècles durant, les Saintes ne servent que d’escale aux bateaux de passage. Les premiers colons, des Français, s’y installent en 1648.

Deux terres d’accueil

Deux îles seulement, Terre-de-Haut et Terre-de-Bas, sont habitées et rassemblent un peu plus de 3 000 habitants, les Saintois. Pas peu fières de leurs trésors, ces terres à la découpe de dentelle ravissent les photographes.

Terre-de-Haut

Les visiteurs s’en contentent le plus souvent, puisque c’est ici, aux pontons de Maison-Blanche, qu’ils débarquent en provenance de la Guadeloupe. En outre, les modestes dimensions de Terre-de-Haut, à peine 6 km de long et 2 de large, permettent d’en faire rapidement le tour. Les arrivants, déjà éblouis par le charme de la baie au creux de laquelle leur bateau a jeté l’ancre, parcourent à pied les quelques centaines de mètres qui séparent les quais des plages de l’île, en particulier celle de Pompierre.

Pour pleinement profiter de la sensualité de cette île au caractère forgé par les passions de la mer, il convient de goûter la spécialité culinaire locale, le « tourment d’amour », qui dit bien à quoi rêvent les jeunes filles saintoises lorsque leur regard bleu pâle se perd au-delà de l’horizon. Ce gâteau est fait avec de la confiture de coco ou de banane. La légèreté, on verra plus tard ! Pour éliminer, il suffit de se montrer courageux et de partir à la conquête du vieux fort Napoléon. Il a été construit en 1867, et ses pierres témoignent des batailles qui, aux siècles anciens, troublaient la quiétude des îles. Aujourd’hui, les seuls étrangers qui occupent les Saintes sont habillés d’un short et armés de crème solaire !

Chaque été, le 15 août, jour de la fête patronale des Saintes, les Saintoises sortent leurs plus belles tenues pour aller danser, pendant que le village se prépare à une manifestation haute en couleur, en musique et en rire. Le porte-hélicoptères « Jeanne-d’Arc », navire école de la marine française, jette en effet l’ancre au large de Terre-de-Haut et donne quartier libre à l’équipage.

C’est une des solides traditions, à la fois des Antilles françaises et de la Navale. Le « tourment d’amour » devient la vedette de la soirée et fera rêver de longs mois avant une prochaine escale… Ce rendez-vous fait le lien entre les siècles, assurant la rencontre entre ces descendants de pêcheurs vendéens ou bretons et les nouveaux gardiens de l’océan. Voilà aussi qui explique pourquoi les visages locaux ont gardé la blancheur de leurs origines. D’autant que cette terre trop aride pour permettre une culture florissante n’a jamais nécessité la venue d’esclaves. Les Saintois sont pratiquement tous pêcheurs, même si depuis quelques années le tourisme leur fournit l’essentiel de leurs revenus. Par ailleurs, les fins lettrés observeront que la langue parlée ici diffère légèrement de celle qu’on entend à la Guadeloupe. Il s’agit simplement des conséquences de l’isolement, qui a permis de conserver plus longtemps qu’ailleurs quelques expressions normandes ou charentaises.

L’île est bordée de très belles plages de sable blanc, rarement bondées, vite accessibles depuis le petit port du village. Plusieurs sentiers de randonnée attendent les plus sportifs et permettent de traverser l’intérieur de l’île en escaladant le Chameau, son point culminant (314 m). La promenade permet aussi de croiser en les saluant les Saintois, au visage clair, particulièrement fiers de leur petit paradis et, plus encore, de l’avoir soustrait à l’appétit des promoteurs. Plusieurs hôtels sans façon permettent de passer la nuit sur place. Il est alors essentiel de trinquer d’un punch coloré au soleil qui plonge dans l’océan depuis les terrasses installées sur le petit port. Le calme de l’île après le départ du dernier bateau fait alors rêver d’une autre vie, à l’abri des tourments de la planète…

Suivez le guide !

Ne manquez pas la plage de Pompierre et le fort Napoléon à Terre-de-Haut, ainsi que la plage de Grande-Anse à Terre-de-Bas.

Terre-de-Bas

Beaucoup moins fréquentée que sa voisine, les bateaux y accostent rarement, elle ne compte qu’un hôtel bien modeste. Surtout, sa géographie est assurément moins séduisante, même si la plage de Grande-Anse qui entoure le village principal est paradisiaque. Terre-de-Bas compte environ 1 500 habitants, tous pêcheurs.

Les autres îles des Saintes, Grand-Ilet, Ilet-à-Cabrit, Roches-Percées, La Redonde, La Coche, Les Augustins, Le Pâté…, sont inhabitées, mais leurs baies offrent des mouillages de rêve aux voiliers de passage.

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