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4 - Se déplacer d'île en île

La Martinique : la presqu'île de la Caravelle

Ruines du Château Dubuc - Martinique © Shark Attacks

Cap sur la presqu’île de la Caravelle. Une lande sauvage battue par les vents de l’Atlantique, une poignée de criques abritées, des sentiers qu’on suit à cheval ou à VTT : il y a tout ici pour retrouver la joie du grand air. La presqu’île est classée réserve naturelle. Plusieurs sentiers de randonnée (balisage efficace) permettent de la traverser en explorant ses plus spectaculaires recoins : longue plage de sable doré, pointes sauvages, criques paisibles, gouffres au fond desquels se perdent les vagues, falaises où s’abritent des milliers de sternes et de frégates. Il flotte comme un air de Bretagne et de bout du monde. Classées monument historique, les ruines du château Dubuc (Ouvert tlj de 8 h 30 à 17 h. Entrée payante) témoignent de la richesse de cette famille de planteurs qui, au XVIIIe siècle, possédait toute la presqu’île.

L’itinéraire doit également faire halte au Vauclin, village de pêcheurs qui a gardé toute son authenticité. Son marché matinal, avec ses casiers à langoustes ou à gros crabes et ses étals de thons, est ravissant. Mais, surtout, il faut, depuis les rivages du Vauclin, assister au retour des yoles et des gommiers, embarcations traditionnelles de pêche, dans la matinée ou en fin de journée. Spectacle et animation garantis. Un sympathique musée de la Pêche (Ouvert du mardi au samedi de 14 h à 17 h 30. Entrée payante) a d’ailleurs ouvert à la pointe Athanase.

La famille Dubuc

L’habitation de la famille Dubuc de Rivery est un véritable théâtre de plein air, situé baie du Trésor, sur la presqu’île de la Caravelle. Une vaste maison bien restaurée permet d’apprécier ce qu’était une plantation du XVIIIe siècle. La famille Dubuc a sans doute fait fortune avec le sucre, mais plus sbrement avec la contrebande et le trafic d’esclaves. On soupçonne même qu’elle a, avec des feux trompeurs, attiré quelques galions chargés d’or sur les rochers de la presqu’île… Une de ses enfants connut un sort peu banal. Aimée Dubuc, revenant à l’habitation après un séjour en France, fit naufrage au large des côtes espagnoles. Un bateau espagnol la récupéra. Des pirates en maraude s’en emparèrent. Aimée fut vendue comme esclave au dey d’Alger. Ce dernier se concilia les bonnes grâces du sultan de Constantinople en lui offrant la belle. Ce dernier l’épousa, et Aimée fut mère d’un de ses fils…

Sainte-Marie

Cette petite commune agricole pleine de charme a décidé de mettre en valeur son patrimoine. Et elle y parvient avec succès.

Musée du Rhum Saint-James

Le Bourg. Ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 17 h, samedi et dimanche de 9 h à 13 h. Entrée libre.

Installé dans la distillerie Saint-James, toujours en activité et que les visiteurs voient fonctionner en direct, ce joli petit musée est consacré à la boisson la plus célèbre des îles Caraïbes.

Musée de la Banane
Ouvert tlj de 9 h à 17 h. Entrée libre.

La commune a eu l’excellente idée d’ouvrir un original musée de la Banane. Installé au cœur d’une plantation toujours active, le musée s’intéresse à l’histoire de ce fruit, évoque ses différentes espèces (des centaines), ses techniques de culture, ses qualités nutritives et même les mille manières dont les cuisinières peuvent l’accommoder.

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