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Marie-Galante

Plantation Murat - Marie-Galante © Shark Attacks

Services réguliers de bateaux depuis Pointe-à-Pitre vers Saint-Louis en 2 h. Vols réguliers au départ de Pôle-Caraïbes en 30 min.

A une quarantaine de kilomètres au sud de la Guadeloupe, Marie-Galante ressemble à une vaste plantation de cannes à sucre. Ambiance paisible, presque campagnarde, pour cette terre de cultures dont le principal titre de gloire est la production du fameux rhum « Père-Labat », considéré comme le meilleur de la région.

Par sagesse et parce qu’aucun de ses 16 500 habitants ne manifeste vraiment le désir de sacrifier aux modes du tourisme, Marie-Galante a peu changé au fil des siècles. Il n’est pas rare d’y croiser des charrettes(cabrouets) tirées par un attelage de bœufs à l’heure de la récolte de la canne ! Pratiquement ronde (84 km de circonférence et 158 km2), elle commence à attirer de nombreux visiteurs, séduits par sa simplicité et son accent rural. Ainsi que par ses plages, magnifiques autant que paisibles.

Les grands groupes hôteliers lorgnent évidemment sur ce petit bijou. Mais pour l’heure les autorités locales persistent à maintenir Marie-Galante à l’abri des grandes migrations touristiques. Il faut bien que l’île corresponde au bel hommage que lui rend la chanson de Laurent Voulzy…

Le rhum de Marie-Galante

Les spécialistes le disent : le rhum de Marie-Galante est le meilleur du monde ! La distillerie Poisson est la plus connue. Entre Grand-Bourg et Saint-Louis, un peu en retrait de la côte, elle produit le fameux rhum Père-Labat. Toute proche de Grand-Bourg, la distillerie Bielle. A l’intérieur des terres (D 202), la distillerie Bellevue. Toutes trois se visitent et offrent une dégustation de leurs productions.

Rappel historique

Marie-Galante a été repérée par Christophe Colomb le 3 novembre 1493. L’amiral lui donne tout simplement le nom d’une des caravelles de sa flotte, Maria Galanda. Les Indiens caraïbes y sont installés, ce qui n’encourage guère les colons, connaissant leurs mœurs anthropophages, à mettre pied à terre ! D’autant que chacune de leurs tentatives va se solder par de sanglantes batailles au cours desquelles, certes, les Indiens abandonnent peu à peu leur territoire, mais les Européens nombre des leurs. Marie-Galante accueille ses premiers habitants blancs vers 1650 seulement. Sa relative prospérité, liée aux plantations de café, de coton, de cacao…, lui vaut d’être tour à tour tenue par les Espagnols, les Français, les Anglais, les Néerlandais, toutes présences émaillées de violents combats menés contre les Caraïbes… Jusqu’à ce qu’elle passe définitivement sous autorité française en 1816.

Le tour de l’île

Toute ronde, l’île est sillonnée par plusieurs petites routes campagnardes. Il est possible d’en faire le tour complet en une journée de visite assidue, à condition de louer une voiture. Cela dit, il serait dommage de ne pas rester au moins une nuit à Marie-Galante, pour en savourer l’ambiance du soir et les charmes du matin, lorsque les visiteurs venus de Guadeloupe n’ont pas encore débarqué. Trois villages de bord de mer, Grand-Bourg, le principal, ainsi que Saint-Louis et Capesterre, servent d’étapes. De nombreux chemins de randonnée permettent également de marcher dans un étonnant et de petites cases créoles, invariablement dominé par les ailes blanches des 106 moulins que compterait l’île. La visite de l’île est un savoureux cocktail de plages blanches, de plantations plus ou moins actives, de distilleries, de villages de pêcheurs et de chemins de randonnée. Ces derniers, correctement balisés, suivent le bord de mer ou s’enfoncent dans les terres. Ils sont inscrits sur une carte vendue dans les librairies de Grand-Bourg et Saint-Louis.

Grand-Bourg

C’est le port d’arrivée lorsqu’on descend des bateaux qui viennent de la Guadeloupe voisine. Quelque 6 500 habitants y vivent. Chaque matin, son joli marché rassemble l’essentiel de la population, entre étals de poissons et pyramides de fruits tropicaux.

Suivez le guide !

Flânez dans les allées du marché de Grand-Bourg, le plus animé et le plus charmant, visitez le château Murat, faites une pause sur la plage de la Feuillère (Capesterre) et poussez les portes d’une des distilleries de l’« île aux cent moulins », comme on appelle Marie-Galante.

Plantation Murat
Ouvert tlj sauf samedi et dimanche de 9 h à 16 h. Entrée payante.

Cap sur la plantation Murat, qu’on appelle ici le « château ». Cette ancienne maison de planteurs est entourée de toutes ses installations sucrières, qui ont cessé toute activité depuis longtemps. Sa restauration permet de tout savoir sur la vie telle qu’elle coulait à Marie-Galante aux siècles passés, lorsque le sucre assurait la splendeur des colons.

Saint-Louis

A 10 km de Grand-Bourg.

A peine 3 000 habitants, pratiquement tous pêcheurs, et une plage de carte postale à se damner. Ne pas hésiter à poser son drap de bain à l’anse Carnot, l’endroit le plus recherché de cet immense ruban de sable blanc.

Capesterre

A 5 km de Grand-Bourg.

Enfin, également tout entier dédié à la pêche, on rejoint Capesterre, adorable petit village posé dans une baie à la beauté fatale. Maisonnettes pimpantes, plage immaculée et déserte, barques peintes de frais… Beaucoup s’imaginent volontiers ne plus repartir d’un tel paradis.

D’autant que les routes de Marie-Galante dessinées à l’intérieur de l’île offrent à leur tour de grandioses paysages lorsqu’elles dominent la mer ou bien quand elles s’enfoncent à l’intérieur des plantations. Alors, il n’est pas rare de croiser un attelage de bœufs ou bien d’être convié à partager un verre de rhum, histoire de savourer la vie qui coule sans hâte. Dans chaque village, un petit hôtel ou des chambres chez l’habitant permettent de séjourner plus longtemps à Marie-Galante. Pour ne pas avoir été gâchée par un tourisme mal maîtrisé, la qualité de l’accueil réconcilie avec les Caraïbes !

Suivez le guide !

Déjeunez à Saint-Louis et goûtez à la spécialité locale : le bébélé, sorte de ragoût créole composé de viandes, de légumes et d’épices.

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