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2 - Partir aux Antilles françaises

Informations pratiques pour voyager aux Antilles françaises.

Chute du Carbet, Capesterre - Guadeloupe

Achats et artisanat

La tradition des Caraïbes ne nous a pas livré un riche artisanat. Les robes brodées et les chapeaux finement tressés témoignent des élégances locales. Les brodeuses réalisent également quelques belles pièces, nappes et serviettes en particulier. Pour le reste, il faudra se contenter des coquillages en colliers, de quelques bijoux d’or ou d’argent et de bateaux de bois. Les poupées, habillées de jolies robes colorées, appartiennent au patrimoine de toutes les îles. Les tableaux bon marché réalisés sur le modèle des toiles naïves haïtiennes et les sculptures d’inspiration africaine envahissent les petits marchés, mais sont rarement convaincants. Bon nombre de produits locaux (vanille, cacao, café, sucre…), du rhum, des fleurs tropicales spécialement empaquetées pour voyager en avion ou des CD de groupes locaux de zouk ou de biguine feront d’excellents cadeaux. Sur les plages, on rencontre de nombreux vendeurs de paréos et maillots de bain, ainsi que des coiffeuses proposant de faire des nattes rastas.

Arrivée

Au départ de tous les aéroports ou aérodromes, des taxis desservent villes, villages et hôtels. Dans l’aérogare, on trouve des stands de location de voitures. Les bureaux des compagnies aériennes locales sont également installés dans la ville principale de chaque île. Bureaux de change et services d’informations touristiques permettent de réserver une chambre et d’obtenir les informations indispensables à l’organisation de son séjour (carte routière, livret d’adresses, rendez-vous culturels, horaires des visites, activités…).

Carnaval

Il débute généralement le week-end qui précède mardi gras, jour de son apothéose, et s’achève le mercredi des Cendres. Sans contestation possible, il s’agit de la plus grande fête populaire des Antilles françaises. Défilés et concerts se déroulent principalement à Fort-de-France (Martinique) et à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Mais les stations balnéaires sont également de la fête, même si les démonstrations prennent alors des couleurs plus touristiques. Le carnaval est également célébré, mais de manière plus modeste, à Marigot (Saint-Martin), à Marie-Galante, voire à Saint-Barth, aux Saintes et à La Désirade.

Cartes

Avant de partir en vacances, pensez à acheter une carte détaillée qui vous sera très utile durant votre voyage. Blay-Foldex propose plus de 100 cartes routières et touristiques, pour toutes les destinations en France et dans le monde. Vous pouvez acheter les cartes Blay-Foldex dans les principales librairies.

Chômage

Touchant presque 30 % de la population active, il est trois fois supérieur à celui enregistré en métropole. C’est un des fléaux de la région. Par ailleurs, nombreux sont les Antillais qui touchent le RMI ou vivent d’allocations.

Cuisine et boissons

Le talent sans limite des cuisinières antillaises s’enrichit des mille traditions culinaires qui se sont donné rendezvous dans la région. Mais il bute, hélas, sur les tendances du jour, imposées par la mode américaine et par les vacanciers. En effet, comme d’autres, les Antilles françaises succombent à la « tendance McDo » ainsi qu’à cette cuisine dite « internationale » qu’imposent hôteliers et restaurateurs. Comment rassurer un vacancier français, sans déplaire à son voisin américain, tout en donnant le sourire à un Italien ? Résultat : des plats officiellement baptisés « créoles » mais qui n’en ont que l’apparence. Le poisson ou la langouste seront commandés grillés, histoire d’éviter la mauvaise surprise d’une sauce approximative ou de frites surgelées, de spaghetti mal cuits, de riz collé. Le tourisme a imposé son exotisme. Dommage pour les recettes portées jusqu’ici par les matrones africaines, les mères de famille françaises, les ladies anglaises ou les fières Andalouses ! D’autant que ce patrimoine s’était considérablement enrichi en faisant assiette commune de l’autre côté de l’Atlantique. Cinq siècles lui ont permis d’inventer des centaines de variantes, empruntant ici la cuisson, là une composition, ailleurs une sauce ou la présentation. Ainsi naquirent les acras (beignets pimentés) d’oursin ou de morue, le boudin créole (porc, piment, girofle), le crabe farci, le ragoût de porc ou de cabri, le blancmanger (flan de coco)…

Au-delà de la gastronomie locale, qui peut ne pas convenir pour cause de piment ou de sucre généreux, les savoureux produits des îles peuvent être très simplement cuisinés : avocats et pamplemousses frais, poissons grillés (thons, bonites), crustacés (crabes, homards, langoustes), fruits à profusion… composent d’excellents repas, appréciés de tous.

Côté boissons, la bière, le rhum local et les punchs composés de rhum, jus de fruits et sucre de canne ont la vedette !

Drogues

Ne soyons pas aveugles, la drogue est également un fléau des îles. Du joint de cannabis à l’ecstasy, la consommation n’est pas moindre ici qu’en métropole. Pas pire non plus. En revanche, la possibilité d’acheter n’importe quelle substance y est d’une facilité parfois déroutante. Il est vrai que la région caraïbe est une des plaques tournantes du trafic international de stupéfiants. La législation française en la matière s’applique évidemment aux Antilles.

Eau

Par précaution, ne jamais boire l’eau du robinet. Elle est souvent potable, mais les intestins européens ne la supportent pas toujours. Exiger des bouteilles, décapsulées au moment du service.

Electricité

Aux Antilles françaises, la norme française (220 V et fiches rondes) est en vigueur. Si vous envisagez de séjourner sur d’autres îles de la région, prévoyez un adaptateur, car elles sont aux normes américaines ou britanniques. La plupart des hôtels ont résolu le problème en offrant des prises multifonctions. Par ailleurs, les appareils modernes, rasoirs, sèche-cheveux ou ordinateurs, intègrent un transformateur.

Expatriation

Près de 300 000 Antillais, Martiniquais et Guadeloupéens confondus, vivent actuellement en métropole.

Fêtes et jours fériés

Les Antilles françaises respectent toutes les fêtes de la République. Elles y ajoutent la célébration de l’abolition de l’esclavage, le carnaval et toutes les fêtes patronales des villages. Se renseigner, île par île, auprès du bureau du tourisme local.

Films et photos

Il est évidemment plus sage d’acheter ses pellicules, cartes mémoire et autres cassettes avant son départ. Sur les îles, elles sont importées, donc plus chères. Par ailleurs, le choix est forcément limité aux modèles les plus courants. La luminosité est importante sous les tropiques. Penser aussi à protéger le matériel de l’humidité. De nombreux sites de plongée permettent des prises de vue sous-marines.

Hébergement

Toutes les catégories d’hôtels ont leurs représentants aux Antilles : complexes balnéaires, palaces étoilés, résidences de loisirs, clubs, établissements de charme, villas de location, petits hôtels sans façon, studios… Les tarifs dépendent du standing et varient entre 30 et plus de 500 € la chambre. Les réservations peuvent être faites sur place. Chaque aéroport dispose d’un bureau à cet effet.

Heure locale

En été, quand il est midi en métropole, il est 6 h aux Antilles françaises. En hiver, le décalage horaire est de 5 h. La nuit tombe tous les jours de l’année entre 18 h et 18 h30.

Horaires d’ouverture

Les services administratifs sont ouverts entre 9 h et 17 h, avec une interruption à l’heure du déjeuner. Les boutiques ne ferment pas avant 19 h. Les administrations ferment le samedi. Le samedi après-midi et le dimanche, tout est fermé.

Informations touristiques

Sur chaque île, le centre des informations touristiques se trouve dans les locaux de l’office de tourisme, généralement dans la ville principale. Des bureaux d’information sont ouverts dans les villes secondaires. Toutes les excursions sont par ailleurs disponibles dans les grands hôtels. Enfin, l’aéroport accueille invariablement un guichet où sont diffusées toutes les informations nécessaires.

Langue

Le français est la langue officielle des Antilles françaises. Toutefois, la population locale pratique aussi le créole au quotidien.

Médias

Au rayon de la presse écrite, le quotidien France Antilles rayonne sur les Antilles françaises. Les radios FM, très développées, sont présentes sur toutes les îles. La télévision diffuse au moins une chaîne sur chaque île. La plupart des hôtels sont en outre équipés d’une antenne satellite qui donne accès aux bouquets internationaux et, généralement, aux chaînes d’informations francophones TV5 et LCI, ainsi que France 24. Le journal télévisé de métropole est diffusé chaque jour, à la radio comme à la télévision. Les grands événements, sportifs en particulier, sont diffusés en direct.

Niveau de vie

Sans avoir des revenus aussi élevés que les métropolitains, les Antillais français disposent d’une richesse bien supérieure à celle de leurs voisins. Le PNB par habitant y est la moitié de celui enregistré en métropole, mais 30 % supérieur à celui d’Antigua, trois fois plus important que celui de Sainte-Lucie, six fois celui des Dominicains, sans parler de celui des Haïtiens, trente fois plus modeste. Les Antillais bénéficient des lois françaises sur le salaire minimum, les allocations et autres indemnités.

Plages

Celles qui bordent la mer des Caraïbes (situées plein sud ou plein ouest) ne présentent généralement aucun danger. En revanche, celles qui bordent la façade atlantique des îles sont souvent déconseillées à la baignade. Respecter impérativement les consignes écrites sur les panneaux qui balisent l’accès aux plages.

Poste et télécommunications

Les bureaux de poste sont ouverts en semaine de 8 h à 17 h. Le courrier pour la France exige une petite semaine pour parvenir à son destinataire. Sur la plupart des îles, les cabines à carte fonctionnent correctement. Les communications avec la métropole sont aisées, puisque le système de numérotation est identique à celui de la métropole. A la Martinique, les numéros commencent par 05 96. A la Guadeloupe, c’est le 05 90 qui prime. Les appareils mobiles fonctionnent sur les mêmes réseaux qu’en France métropolitaine, donc aucun souci pour appeler la maison : il suffit de composer les mêmes numéros qu’en temps ordinaire. Compter environ 1 € pour une communication de 3 à 4 min entre Antilles et métropole. Le réseau téléphonique local permet également la connexion à Internet.

Pourboires

Ils sont acceptés partout mais restent évidemment à l’appréciation du client.

Sécurité

Elle est bien assurée sur la plupart des grands sites touristiques. Il en va de l’intérêt évident d’îles dont l’or bleu assure l’essentiel des revenus. Dans les grandes villes, les risques croissent avec la tombée de la nuit, comme ailleurs. Eviter les démonstrations de richesse et les sorties solitaires.

Sida

La région des Caraïbes est une des plus touchées de la planète. Aux Antilles françaises, le sida frappe plus durement qu’en métropole. Une seule solution, impérative : utiliser le préservatif, unique protection efficace contre la transmission de la maladie.

Sports

Les sports d’eau ont la vedette ! Les Antilles françaises offrent la plupart des activités toniques et sportives qu’on vient y chercher. Pratiquement tous les hôtels disposent de planches à voile, de hobie-cat, et prêtent le matériel léger de plongée (palmes, masque et tuba). Les centres spécialisés permettent de louer des voiliers, de pratiquer la plongée bouteille accompagnée par un moniteur diplômé ou de louer des planches de surf, ainsi que des VTT. Des centaines de kilomètres de chemins, parfaitement balisés par la Fédération française de randonnée pédestre, permettent de pratiquer ce sport à tout niveau de difficulté et quelle que soit sa forme physique, à la Martinique comme à la Guadeloupe. Enfin, sur les deux principales îles, plusieurs centres équestres accueillent les cavaliers, débutants comme expérimentés. Pour la randonnée pédestre ou équestre, il est toujours possible d’être accompagné d’un guide professionnel.

Taxe d’aéroport

Elle est généralement incluse dans le billet international. Pour les liaisons inter îles, elle est également comprise dans le prix du billet. Pour gagner d’autres îles que les territoires français, elle est exigée en devises, euros ou dollars, et varie de 5 à 20 €. Elle est perçue au départ.

Transports inter îles

Dans les îles, taxis et bus assurent des liaisons entre les différents villages. Les tarifs des taxis sont comparables à ceux pratiqués en métropole. En revanche, les bus sont particulièrement bon marché.

En avion
Plusieurs compagnies aériennes assurent les liaisons entre les différentes îles des Caraïbes.
LIAT, représentée en France par Air France, assure un grand nombre de vols entre toutes les îles des Caraïbes.
Tél. : 0 820 820 820.

La fusion d’Air Guadeloupe et d’Air Martinique au sein de la compagnie Air Caraïbes a permis de maintenir les liaisons aériennes entre les Antilles françaises et leurs voisines, au départ de Fort-de-France comme de Pointe-à-Pitre. Tél. : 0 820 835 835 et www.aircaraibes.com.
Attention : les vols inter îles sont souvent assurés par des appareils de petite capacité. La franchise de bagages peut alors être limitée à 10 kg par passager. Le surplus est facturé. Les navettes aériennes entre Saint-Martin et Saint-Barthélemy sont fréquentes, et le vol dure 10 min.

La Guadeloupe est à 45 min de vol de Saint-Barthélemy en vol direct. Autrement, avec l’escale à Saint-Martin, compter environ 1 h 30 de vol.

En bateau
Au départ de Saint-Martin, on peut se rendre à Saint-Barthélemy en ferry. L’aller-retour dans la journée coûte de 70 € à 100 €. Plusieurs compagnies assurent la traversée :

MV Voyager part tous les jours du quai de Marigot (Saint-Martin) en direction de Gustavia à 9 h et 18 h 45. Tél. : 05 90 27 54 10.

Un ferry rapide, The Edge, se rend Gustavia une fois par jour du mardi au samedi. Départ de la marina Pelican à Sint-Maarten, côté néerlandais, à 9 h. Tél. : (599) 544 26 40.

En voiture
La conduite automobile obéit exactement aux mêmes règles qu’en métropole : stationnement, limitations de vitesse, panneaux indicateurs et même… amendes. La location est une pratique courante et facile, puisque toutes les compagnies ont des bureaux à l’aéroport, en ville et dans les grands hôtels.

Urgences

Chaque île possède ses services d’urgence. A titre d’exemple : Martinique ou Guadeloupe : 17. Saint-Martin : 87 50 04 (France) et 22222 (Pays-Bas).

Usages et politesse

Un vacancier n’arrive jamais en pays conquis. La fierté locale reste vive sur toute manifestation qui réveille les souvenirs d’une société inégalitaire. Pas de tutoiement intempestif, ni de familiarité forcée. Les habitants des Antilles sont d’un naturel timide. Faire le premier pas est un geste apprécié. La courtoisie est la règle partout, et les relations touristiques n’ont pas créé une relation vacancier-serviteur. Eviter les poncifs tels que la nonchalance des îliens, la paresse de l’administration ou les subventions aveugles de la métropole, tous très mal perçus sur place.

Combien ça coûte ?

(Prix indicatifs)Les prix des objets et services varient considérablement d’une île à l’autre. Globalement, les îles sont chères, car tout ou presque est importé.

Bière de 2,50 à 5 €
Bouteille de rhum de 8 € (rhum blanc en boutique franche à Saint-Martin) à 20 € (rhum vieux à la plantation)
Chemise caraïbe 20 à 30 €
Cola 2,50 €
Déjeuner Entre 10 et 15 €
Dîner gastronomique de 30 à 50 €
Poupée souvenir de 15 à 30 €
Tee-shirt de 10 à 25 €
Télécarte les 40 unités (3 min de communication avec la France) 6 € les 120 unités 20 €
Voiture de location (la journée) de 60 à 100 €
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