Tangka.com : Découvrir le monde et partir

Contactez-nous au 01 45 65 91 92

4 - Se déplacer d'île en île

La Guadeloupe : Grande-terre, entre le Gosier et Saint-François

Basse-terre vue de l'îlet Gosier © rachel_thecat

Pointe-à-Pitre a-t-elle livré ses trésors qu’il faut alors découvrir ceux qui font la réputation de l’île papillon. En commençant par Grande-Terre, sa partie nord, et ses 590 km2 de paradis pour les amoureux de plages blanches ourlées de cocotiers bruissants. Du moins en sa partie la plus fréquentée, celle qui attire la plupart des vacanciers et déroule son ruban de sable depuis les portes de Pointe-à-Pitre jusqu’à l’extrême est de la Guadeloupe, à la pointe Colibri. A l’intérieur, ce sont des vagues de cannes à sucre, dominées par les cheminées, la plupart en ruines, des anciennes sucreries.

Marina

A la sortie de Pointe-à-Pitre, la marina est l’une des escales préférées des amateurs de navigation sous la toile. Elle est en effet le point d’arrivée de la fameuse Course du rhum, qui se déroule tous les quatre ans au départ de Saint-Malo. Après l’édition de novembre 2006 (la première a eu lieu en 1978), elle accueillera donc à nouveau la course en 2010. Plus ordinairement, elle rassemble ceux qui louent un voilier, avec ou sans équipage, durant leur séjour antillais. La plupart des grandes entreprises de location ont évidemment leur bureau et leur flotte ici. La marina doit son essor fulgurant à la législation française, un temps particulièrement bienveillante en matière de défiscalisation, pour peu que le bateau acheté soit offert à la location un certain nombre de semaines chaque année. Du coup, des bassins capables d’accueillir plusieurs centaines de voiliers ont été aménagés. Et puis, comme le monde des marins est invariablement soucieux de valeurs bien établies et d’élégance, les quais se sont enrichis de boutiques chics, de restaurants à la mode, de supermarchés, de bars qui en oublient la nuit… Bref, la marina est désormais un véritable centre d’activité.

Le Gosier

A une dizaine de kilomètres de Pointe-à-Pitre.

Au-delà en poursuivant sur la route qui longe l’océan, s’égrènent les paradis pour vacanciers terrestres qui élisent domicile entre Le Gosier et Saint-François, sur la côte sud de Grande-Terre. Ce vaste champ de cannes à sucre bute sur les plages de sable fin ou sur les falaises battues par l’océan. De nombreux hôtels ou villages de vacances ont été construits sur cette côte accueillante.

Le charme du Gosier tient à sa plage et à son animation. Aux portes de Pointe-à-Pitre, Le Gosier se vit autour des piscines de ses hôtels, sur les terrasses penchées sur la mer, sur la piste de ses clubs. Ce n’est peut-être pas la meilleure situation pour appréhender l’âme guadeloupéenne ou les traditions de l’île. C’est assurément la manière la plus adaptée de conjuguer vacances en Guadeloupe avec fête sous les tropiques !

Le nom de cette station qui compte aujourd’hui des dizaines d’hôtels de toutes catégories lui vient du grand-gosier, mot avec lequel les Guadeloupéens désignaient le pélican d’eau, aujourd’hui disparu. Bref, inutile de rechercher la trace d’un passé depuis longtemps effacé par les néons et les plaisirs du soleil. En revanche, il y a peu d’heures dans la journée où la fête version tropicale n’y batte pas son plein. Boutiques chatoyantes, piscines accueillantes, soirées colorées, boîtes qui n’envient rien à celles de Saint-Tropez ou de Key West, terrasses égayées de belles habillées du strict minimum, restaurants élégants ou bouges à l’ambiance électrique…, rien ne manque au Gosier pour décrocher l’une des meil-leures places au hit-parade des vacances en fête.

Ilet du Gosier

Après avoir quitté Le Gosier, admirer en pleine mer l’îlet du Gosier, vraie carte postale des tropiques, qui flotte à quelques centaines de mètres de la côte. Les bons nageurs peuvent en faire le but de leur course. Mais il est quand même plus sage d’emprunter la navette qui, 5 min plus tard, dépose sur la plage miniature les émules de Robinson. Voire. A la belle saison, des centaines de candidats à la solitude s’y pressent et, finalement, y restent pour la journée dans des quartiers soigneusement délimités par les habitudes : ici les familles, là -bas les naturistes, ailleurs les pique-niqueurs, véliplanchistes ou plongeurs… L’îlet est de toute façon suffisamment modeste pour qu’on en fasse le tour en une demi-heure. Il est également possible d’accéder au phare qui le domine, afin de jouir d’un joli panorama circulaire. Passé cette vision d’Eden, la route rebondit entre collines verdoyantes et baies sablonneuses, telles la pointe Canot ou celle de La Saline.

Plage de la Caravelle

A 5 km de Sainte-Anne.

Un peu plus loin en suivant la côte, impossible de résister à l’appel de cette plage, une des plus belles de Guadeloupe. Un signe ne trompe pas : le Club Méditerranée y a installé son village guadeloupéen. De même, plusieurs établissements de renom ont également désigné cette région pour épingler leurs étoiles et concurrencer Le Gosier dans son rôle de capitale balnéaire de l’île. L’argument des lieux est évidemment cette plage parmi les plus séduisantes des Antilles. Immense, bien sbr, mais plus que tout bénéficiant de la protection d’un vaste récif de corail qui lui offre un lagon turquoise bien abrité, idéal pour rassurer les baigneurs et les plongeurs qui se contentent d’un masque et d’un tuba.

Sainte-Anne

A environ 30 km de Pointe-à-Pitre.

Le village doit son nom à Anne d’Autriche, mère de LouisXIV, le Roi-Soleil, qui trouve ici une permanente justification. Tout autour du petit village de Sainte-Anne, boutiques, terrasses et restaurants complètent les plaisirs du séjour.

Saint-François

A environ 15 km de Sainte-Anne.

Au bout des plages qui font les cartes postales qu’on enverra aux amis envieux, en suivant un paysage bordé sur la droite par l’Atlantique et sur la gauche par les élévations souvent décorées des ruines d’un vieux moulin, témoignage du grand nombre de sucreries qui faisaient jadis la prospérité de la région, le village de Saint-François joue la carte du raffinement : hôtels chics, restaurants élégants, boutiques de luxe… Sa notoriété est née au début des années 1980, lorsque la France convia au Hamak (aujourd’hui, la Villa Boubou), les principaux dirigeants du monde à venir régler les affaires de la planète, pieds dans le lagon. Il s’agissait d’un sommet comme ceux qui se tiennent aujourd’hui sous le nom de G8.

Le village, qui vivait traditionnellement de la pêche, s’est aussi doté d’une marina. Ici, pas de course au grand large, mais des anneaux occupés par de somptueuses embarcations, immenses voiliers élégants ou yachts de princes. Voilà qui crée une nouvelle animation et attire tables cotées et bars à la mode. Saint-François est également réputé auprès des golfeurs. Robert Trent Jones a en effet dessiné ici un parcours de 18 trous qui fait référence dans les Caraïbes. Ce par 71 de 6 024 m est bordé par plusieurs hôtels.Suivez le guide !Aller prendre un verre au coucher du soleil dans l’ambiance raffinée du Hamak, à Saint-François, reste un moment privilégié à savourer à deux ou entre amis.

Pointe des Châteaux et Pointe Colibri

A une dizaine de kilomètres de Saint-François.

Un long fil de bitume court le long de la plage et conduit jusqu’au bout de la Guadeloupe. La pointe des Châteaux constitue l’avancée ultime des terres au contact de l’Atlantique. Cette langue sablonneuse est suffisamment étroite pour qu’il devienne vite possible d’avancer entre deux univers de bleu. A gauche, l’anse de la Gourde, puis l’anse Tarare et la pointe du même nom, l’anse à Plume, La Grande Saline… Autant de plages superbes qui attirent les amateurs de tranquillité et de cadre d’aube des temps. Attention toutefois aux indications données en bordure de chemin sur la possibilité de se baigner. Certaines anses sont très dangereuses, et il est vivement recommandé de se contenter d’un bain de soleil et du spectacle des rouleaux tombant avec vigueur sur le sable éclatant.

Tout au bout des terres, la route s’interrompt à la pointe des Châteaux. Il est encore possible de poursuivre, mais à pied, afin de rejoindre la pointe Colibri, dernier promontoire guadeloupéen face à l’Atlantique. La vue est évidemment impressionnante. Certains lève-tôt arrivent ici en pleine nuit afin d’admirer l’aube naissante et les premiers rayons du soleil. Tous en reviennent avec le récit d’un spectacle à couper le souffle.

La géographie de la pointe des Châteaux est particulièrement sauvage. Elle est tapissée d’une lande qu’on imaginerait volontiers en Bretagne et se brise au sommet de falaises battues par le vent du large. Plusieurs chemins de randonnée permettent la promenade au grand air. Avec des surprises de taille comme, plus au nord, ce trou du souffleur, sorte de vasque géante où l’océan vient tourbillonner dans un déluge d’embruns et se jette sur les rochers dans un vacarme de forge. Au large, la vue porte jusqu’à La Désirade et Marie-Galante.

Chapitre précédentChapitre suivant