
1 - Présentation
Présentation de la Côte d’Ivoire
La Côte d’Ivoire est un univers dont on perçoit vite la
richesse et la diversité. Jeune Etat qui n’a pas plus de trente
ans et dont les frontières politiques ont été fixées
artificiellement, mais dont les citoyens, venus des horizons les plus lointains
sont les héritiers indirects d’empires très anciens et
de culture archaïques.
Avec les traditions animistes locales, l’Islam et le Christianisme
ont produit des mélanges surprenants, telles ces innombrables sectes
syncrétistes.
La nature est fortement différenciée en forêt et en savane,
en plaines à peine ondulées et en montagnes accidentées.
Décrite comme interpénétration de la grande forêt
du Sud avec la savane au Nord, comme un plat pays où s’élève à l’Ouest
des montagnes de faibles altitudes, la Côte d’Ivoire recèle
bien des surprises : en s’éloignant de quelques kilomètres
d’une route nationale traversant une forêt ou une savane horizontale
on se retrouver brusquement au milieu des collines. Partout la construction
des routes met en présence les cultures les plus différentes.
L’évolution économique et sociale a bouleversé les
structures traditionnelles. L’action des hommes a profondément
modifié les données géographiques entraînant la
métamorphose des populations. L’homme de la savane se démarque
de celui de la côte, tourné vers l’océan et l’ailleurs,
et tous deux différent totalement de l’habitant de la forêt.
A Abidjan, la ville des gratte-ciel on ne vit pas, on ne s’habille
pas, on ne pense pas de la même façon à l’intérieur
des tours et au niveau de la rue, domaine des petits métiers. Mais
tous vont revenir à leur village à l’occasion d’une
fête traditionnelle où, vêtus de pagnes, ils participeront
aux sacrifices d’animaux, aux danses et aux différents rites.
Ce pays étonnant, si ouvert et si mystérieux a pour principal
objet de culte et emblème le masque qui rappelle les innombrables
facettes de la personnalité humaine, visibles ou cachées et
symbolise à merveille celle de l’Ivoirien aux multiples visages.

